Homme-papillon
L'homme-papillon (ou homme-phalène) est une créature ailée mystérieuse qui aurait été observée dans plusieurs pays, notamment à Point Pleasant dans l'État de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis, en 1966. Connue en Amérique du Nord sous le nom de Mothman, cette créature mythique, photographiée à quelques reprises, semble apparaître durant les derniers instants précédant une catastrophe. .
Histoire
Le concept de l’homme-phalène est né de témoignages en 1966 en Virginie occidentale : des personnes prétendent avoir vu une créature humanoïde ailée aux yeux rouges flamboyants. Plusieurs observations se seraient succédé jusqu’au 15 décembre 1967, qui voit l’effondrement du Silver Bridge de Point Pleasant dans lequel 36 personnes trouvent la mort. Les apparitions se raréfient après l’événement. Dans les années 70, l’ufologue John Keel rassemble les témoignages dans un livre intitulé The Mothman Prophecies ( La Prophétie des ombres) et propose que l’homme-phalène est une créature d’un autre monde dont la fonction serait d’avertir d’une catastrophe imminente. D’autres auteurs comme Jeff Wamsley et Andy Covin reprennent le thème, qui prend une dimension universelle : l'homme-phalène est identifié à de nombreuses entités d’aspect similaire, tels que les garudas asiatiques ou les oiseaux-tonnerre amérindiens, et ses apparitions sont considérées comme une des formes d’un phénomène mondial compre
nant les apparitions mariales et les OVNIs. Selon eux, cette créature a été observée et décrite de façon identique dans de nombreux pays, notamment en Chine, en ex-URSS, au Chili, en Géorgie, et dans de nombreuses régions du Moyen-Orient. La multiplicité de ces signalements, dont les premiers rapportés remontent au début du XIXe siècle, conjuguée à des descriptions étonnamment similaires, complique les analyses des chercheurs.
Observations
Point Pleasant, novembre 1966 - décembre 1967
L'une des plus incroyables apparitions documentées de l'homme-phalène remonte au 12 novembre 1966. Ce soir-là, cinq hommes préparaient une tombe dans un petit cimetière près de Clendenin en Virginie-Occidentale (États-Unis), lorsque ce qu'ils décrivirent comme une « forme humaine brunâtre avec des ailes » prit son envol depuis un bosquet à proximité des lieux et passa au-dessus de leurs têtes. Toutefois, cette apparition ne fut pas tout de suite rendue publique ; elle ne fut reprise que trois jours plus tard par les médias américains.
Cet évènement allait être suivi de nombreux autres, toujours localisés dans la région. Tard dans la nuit du 15 novembre, deux jeunes couples mariés de Point Pleasant, Roger et Linda Scarberry ainsi que Steve et Mary Mallette, sortirent se promener en voiture. Ils passèrent devant une usine de fabrication de TNT (datant de la Seconde Guerre mondiale) à environ 11 kilomètres à l'extérieur de Point Pleasant (à 10 kilomètres de McClintic Wildlife Station), lorsqu'ils aperçurent deux étranges lueurs rouges dans l'obscurité, à côté d'un vieux réservoir proche de la clôture de l'usine. Ils s'arrêtèrent et furent impressionnés de voir qu'il s'agissait d'yeux brillants provenant manifestement d'un gros animal, « de forme humaine, mais plus gros, peut-être six et demi ou sept pieds de hauteur (2m10 environ) ; avec de grosses ailes rabattues sur le dos », selon Roger Scarberry. Terrifiés, les deux couples prirent la fuite en direction de la Route 62. En prenant la sortie, ils virent encore la créature, qui se tenait sur le bas-côté de la route. Elle écarta ses ailes et s'envola, en prenant en chasse l'automobile. Les témoins affirmèrent avoir tenté de prendre de vitesse la « chose » en roulant jusqu'à la vitesse de 100 miles par heure (environ 160 km/h), mais sans succès : la créature les suivait toujours de près et « ne battait presque pas des ailes », selon leur témoignage. Lorsqu'ils approchèrent de la ville, la créature disparut. Ils se rendirent alors au palais de justice du Comté de Mason et racontèrent leur histoire au député Millard Halstead, qui, questionné plus tard, aurait déclaré : « Je connais ces enfants depuis longtemps. Ils n'ont jamais eu de problème avec la justice et ils étaient vraiment apeurés cette nuit-là. Je les ai pris au sérieux ». Il se rendit sur les lieux de l'observation, mais ne trouva aucune trace de l'étrange créature.
La nuit suivante, le 16 novembre, les citadins locaux, armés, organisèrent une battue dans la zone environnante de l'usine de TNT pour tenter de dénicher la créature. M. et Mme Raymond Wamsley, ainsi que Mme Marcella Bennett et sa fille cadette Teena partaient en voiture rendre visite à des amis, M. et Mme Ralph Thomas, qui vivaient dans un bungalow parmi les "igloos" (structures en forme de dôme érigées pour le stockage d'explosifs pendant la Seconde Guerre mondiale) près de l'usine de TNT. Les igloos n'étaient pas vides, quelques-uns appartenaient au comté, d'autres à des entreprises qui s'en servaient comme espace de stockage. Aussitôt sortis de la voiture, ils virent une figure apparaître derrière l'automobile en stationnement. C'est à cet endroit qu'eut lieu la deuxième observation de l'homme phalène. Mme Bennett déclara plus tard que c'était comme si cette "chose" se relevait lentement du sol, large et grise, avec des yeux rougeoyants. Pendant que Wamsley téléphonait à la police, la créature avança sous le porche de la maison et les dévisagea au travers de la fenêtre.
Le 24 novembre, quatre personnes virent la créature voler au-dessus de la zone de l'usine TNT. Le matin du 25 novembre, Thomas Ury, qui conduisait sur la Route 62 au nord de l'usine, dit avoir vu la créature se tenir dans le champ près de la route, ouvrir ses ailes et décoller, en suivant son automobile alors qu'il filait vers Point Pleasant pour relater l'évènement au shérif.
Le 26 novembre, Mme Ruth Foster de Charleston Virginie-Occidentale, banlieue de St. Albans, dit avoir vu ce qu'on appelait déjà le mothman (homme-phalène) se tenir sur sa pelouse, mais il n'était plus là lorsque son beau-frère vérifia. Le matin du 27 novembre, la créature poursuivit une jeune femme près de Mason, Virginie-Occidentale, ce qui fut rapporté de nouveau à St. Albans la même nuit par deux enfants.
L'homme-phalène fut aperçu une autre fois le 11 janvier 1967, et encore à plusieurs reprises dans l'année. Il faut cependant considérer avec prudence les derniers témoignages, du fait de l'influence des premières observations sur la population: dans une atmosphère américaine prise de fièvre de l'irrationnel, et particulièrement pour la vie extra-terrestre, les derniers cas survenus à Point Pleasant semblent peu fiables.
Le 15 décembre 1967, l'autoroute 35 reliant Point Pleasant, (Virginie) et Kanauga, (Ohio) proche du lieu des apparations, s'effondre dans la rivière Ohio, tuant 36 personnes, dont Marvin Wamsley.
Pour les observateurs, l'effondrement du pont semble être en lien étroit avec les apparitions de l'homme-phalène : une des premières théories avancées suppose que la créature jouait, par ses apparitions successives à proximité du lieu de la catastrophe, le rôle d'annonciatrice de l'imminence du drame.
Un livre de John A. Keel et un film de Mark Pellington (avec Richard Gere, Laura Linney, Will Patton…) traite des évènements de Point Pleasant : La Prophétie des Ombres (The Mothman Prophecies).

New York, 11 septembre 2001
Le jour de l'effondrement du World Trade Center à New York est marqué par des témoignages rapportant la présence de l'homme-phalène à proximité des lieux du drame. Une étonnante photo de la créature a même été prise par le photographe Steven Moran, qui couvrait un tournage de la chaîne WTC et prenait à cet instant sur Greenwich Street des clichés des opérations de secours suite aux attentats. Les experts n'ont pu à ce jour confirmer ou infirmer l'authenticité du cliché.

Analyse
La plus grande collection d'informations relevées sur l'homme-phalène se trouve dans un livre de John Keel écrit en 1975, The Mothman Prophecies, dans lequel il couche sur papier la chronologie des apparitions ainsi que d'autres évènements qu'il considère comme parapsychologiques, tous advenus dans la région à la même période. Ils comprennent des observations d'OVNI, des rencontres avec des hommes en noir, des poltergeist, et le 15 décembre 1967, l'effondrement du Silver Bridge dans la rivière Ohio. Le film la Prophétie des ombres (2002) est une adaptation du livre de Keel. Loren Coleman, auteur d'articles sur l'"étrangeté ailée" et d'un livre paru en 1978, Creatures of the Outer Edge, publie Mothman and Other Curious Encounters, qui rassemble les détails sur des enquêtes cryptozoologiques et tente une interprétation démonologique.
Quelques explications fournies à propos du cas de Jack Talons-à-Ressort (Spring-Heeled Jack) qui apparut pendant l'ère victorienne en Angleterre, à savoir que la créature serait un oiseau de grande taille, pourrait être appliquées à l'homme-phalène :
Selon le magazine Skeptical Inquirer de mars-avril
Crâne de cristal
Un crâne de cristal est une représentation en cristal de roche d'un crâne humain. La popularité de ce type d’artefact débute au XIXe siècle parmi les amateurs d'antiquités mésoaméricaines précolombiennes. Considérés comme représentatifs des cultures aztèque et maya, les exemplaires les plus prestigieux sont le « crâne de Paris » (aujourd'hui au Musée du quai Branly) et le « crâne de Londres » (British Museum), qui ont fait l’objet de nombreux articles et dont le prêt aura souvent été sollicité. Par ailleurs, ces objets ont attiré dès le début du XXe siècle les amateurs d'ésotérisme, qui leur prêtaient une origine surnaturelle, ainsi que des pouvoirs de guérison physique et spirituelle. Le plus remarquable était, pour eux, celui que l’explorateur F.A. Mitchell Hedges prétendait avoir découvert dans les années 1920 à Belize.
Les fouilles du XXe siècle ne confirment pas la place supposée du crâne de cristal dans les cultures précolombiennes. Dans les années 1990, les pièces des collections publiques font l’objet d’expertises dont les résultats semblent indiquer qu’il s’agirait de créations tardives du XIXe siècle, ou tout au moins de l’époque coloniale pour les plus anciennes. Néanmoins, les crânes de cristal gardent leur pouvoir de fascination. Malgré la remise en question de leur authenticité, ceux de Paris et de Londres ont retrouvé leur place dans les expositions et le monde New Age croit toujours en leur pouvoir.
Le crâne de cristal de F.A. Mitchell-Hedges
Le crâne de cristal le plus connu des amateurs d'ésotérisme est celui de l'explorateur britannique Frederick Albert Mitchell-Hedges (1882-1959), découvert selon ses dires par sa fille adoptive, Anna Mitchell-Hedges, en 1924 dans les ruines d'un temple de la cité maya de Lubaantun au Belize. Elle est autorisée à participer aux fouilles archéologiques à l'occasion de l'anniversaire de ses 17 ans et découvre le crâne au cours de son travail, ce qui a fait dire à certains qu'il s'agissait d'un cadeau préparé à l'avance et non d'une découverte fortuite. D'autres disent avoir la preuve que le crâne en question a été acheté lors d'une vente aux enchères chez Sotheby's en 1943, pour 400 livres.
L'objet est soumis à l'étude d'un restaurateur d'art, Frank Dorland, qui dit avoir effectué ses expériences dans les laboratoires de Hewlett-Packard. Il conclut qu'il se trouve en face d'une « anomalie », si l'on tient compte des limitations techniques des civilisations précolombiennes: il aurait fallu plusieurs centaines d'années de travail continu pour obtenir ce résultat avec les outils dont disposaient les Mayas. Toutefois, l'étude a été commanditée par F.A. Mitchell-Hedges lui-même et les résultats ne sont pas revendiqués par le laboratoire. Malgré la qualité reconnue des spécialistes impliqués, les sceptiques mettent donc en doute l'objectivité et la rigueur de l'analyse. Par ailleurs, Mitchell Hedges est aux yeux de beaucoup de ses contemporains un personnage romanesque à la réputation sulfureuse d'aventurier ayant tendance à enjoliver la réalité.
Autres crânes de cristal célèbres
- Collections publiques
- Le crâne dit « de Paris », présenté autrefois au Musée de l'Homme du Palais de Chaillot, Trocadéro, et désormais dans les collections du Musée du quai Branly, est en quartz limpide d'une grande pureté, comme le crâne de Mitchell-Hedges. Il mesure 11 cm de haut et pèse presque 2,8 kg ; sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Il a la particularité d'être traversé de haut en bas par un orifice de forme bi-conique, indication qu'il a été fait à la main. Offert par l’explorateur Alphonse Pinart en 1878, il fut le premier à entrer dans un musée. Selon Jacques Lévine, conservateur de la collection américaine du Musée de l'Homme, il a longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant Mictecacihuatl, divinité de la mort. Il est désormais rangé parmi les imitations fabriquées au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien, fournies par l’antiquaire Eugène Boban de qui A. Pinart tenait une partie de sa collection. Néanmoins, selon le British Museum, il est possible que certains crânes perforés aient été fabriqués au Mexique à l’ère coloniale pour servir de base à des croix catholiques.
Remise en question de l'ancienneté des crânes de cristal
Eugène Boban, fournisseur des crânes de Paris et Londres
Les analyses récentes commanditées par les musées remettent en question l'origine amérindienne des crânes de cristal. La première fut effectuée en 1992 par la Smithsonian Institution à l’occasion de l’expertise d’un crâne proposé par un collectionneur. Le doute planait déjà, les fouilles effectuées au XXe siècle en Mésoamérique n’ayant jamais mis au jour de tels objets. Par ailleurs, des traces d’usage d'instrument rotatif avaient été remarquées sur la surface du crâne de Londres dès 1950.
Jane MacLaren Walsh, chercheuse de la SI, proposa en conclusion que les crânes les plus anciens comme ceux de Londres et Paris étaient des faux fabriqués probablement en Allemagne entre 1867 et 1886 à partir de cristal brésilien. Ils proviennent tous de la même source : Eugène Boban Duvergé. Cet antiquaire français installé tout d’abord au Mexique avait gagné la réputation de spécialiste en matière d’antiquités américaines et a fourni une grande partie des pièces acquises au XIXe siècle par les musées français, dont le Musée de l’Homme. Si la grande majorité de ses collections sont d'authentiques antiquités, des imitations se sont glissées dans le lot. Ainsi, en 1886, il quitte le Mexique pour New-York, le musée de Mexico ayant refusé à grand fracas un crâne de cristal considéré comme faux.
Le crâne de Londres a bénéficié d'une première analyse en 1996, puis d’une plus poussée en 2004, qui tendrait à prouver qu'il s'agit d'un faux même si les conclusions définitives n'ont pas encore été rendues publiques. Des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface du crâne des marques droites et parfaitement espacées, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue de polissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties aléatoirement.
Pour les sceptiques, les crânes de cristal sont donc probablement des objets récents et leurs caractéristiques n'ont rien de mystérieux si l'on admet qu'ils ont été réalisés avec des instruments modernes. Dans l'impossibilité de dater des objets en quartz et tant que l'un d'eux n'aura pas été mis au jour dans le cadre de fouilles archéologiques modernes, il est impossible de conclure de façon irréfutable à leur ancienneté.

Ésotérisme et légende
Selon les amateurs d'ésotérisme, dont la mouvance new age, les crânes de cristal ont une origine et des pouvoirs surnaturels, comme celui de guérir ou de réfléchir la lumière en la projetant par les orbites. Mitchell-Hedges avait entouré son crâne, qu’il avait surnommé « crâne du destin funeste » (Skull of Doom), d’une aura un peu maléfique en prétendant que les prêtres mayas l’utilisaient pour des opérations de magie noire, mais les adeptes du new age les considèrent généralement comme des objets positifs. Ils reprennent à leur compte des éléments du folklore mésoaméricain, comme la légende des crânes qui enrichissent ou celle des crânes chantants, ainsi qu'une légende d’esprit nationaliste datant, selon l’américaniste F. Gendron, du XIXe siècle : il existerait au Mexique douze crânes de cristal cachés lors de la conquête espagnole ; quand ils seront réunis, l’empire aztèque se reconstituera.
Selon les amateurs d'ésotérisme modernes, il y aurait un treizième crâne - le crâne chantant - qui doit être placé au centre d’un cercle constitué par les douze autres. Ces objets, transmis aux anciens peuples par des extraterrestres ou des Atlantes, seront rassemblés lorsque l’Humanité sera prête et lui révéleront sa mission et son avenir. On dit parfois que les douze crânes sont féminins et le treizième masculin.
Certaines structures se proposent de rassembler les aficionados des crânes, comme la Crystal Skulls Society International fondée en 1945 et basée en Californie, ou le World Mystery Research Center fondé en 2001 et basé aux États-Unis et en Hollande. L’intérêt pour les crânes de cristal est lié à la lithothérapie, et de manière générale aux pseudosciences. Les adeptes encouragent les expériences visant à prouver les propriétés physiques extraordinaires des crânes et établissent des parallèles entre ces objets et la science moderne : selon certains, les crânes de quartz seraient des sortes d’ordinateurs contenant une infinité d’informations. Les adeptes ne s’intéressent pas seulement aux treize crânes mythiques ou aux crânes anciens, mais considèrent que des modèles de fabrication moderne peuvent aussi être détenteurs de pouvoirs ; comme tous les objets en quartz, leur puissance dépend aussi de la qualité de la matière. Il existe ainsi un commerce de crânes anciens ou récents, entretenu par des expositions et sites vantant leur pouvoir guérisseur.
Une vieille légende d'Amérique du sud soutiendrait que la fin du monde aura lieu en 2012. Pour que la Terre soit sauvée et pour le salut de l'espèce humaine, selon cette légende, les 13 crânes doivent être réunis.
Le mystère du Triangle des Bermudes
3 points (Miami, Porto Rico et l’île des Bermudes) formant un vaste triangle dans l’océan Atlantique. Dans ce triangle, depuis plus d'un siècle, de nombreuses disparitions inexpliquées d’avions et de navires, souvent caractérisées par leur soudaineté et l’absence d’épave. Partant de ce constat indéniable, de nombreux scientifiques et journalistes ont enquêté sur les causes de ces disparitions, sans jamais trouver d’explications fiables.
Le Triangle des Bermudes est le secteur le plus mystérieux de notre planète pour l’aéronautique et la marine. De nombreux mythes et légendes accompagnent des théories plus pragmatiques et des témoignages mystérieux.
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Géographie
du Triangle des Bermudes
L’appellation "Triangle des Bermudes" revient au journaliste Vincent Gaddis dans un article du magazine Argosy en 1964 : "The Deadly Bermuda Triangle". Il décrit une zone coincée entre les îles des Bermudes, la Floride (Etats-Unis) et Porto-Rico, dans laquelle des disparitions inexpliquées d'avions et de navires surviennent. Situé dans l’océan Atlantique, sous le tropique du Cancer, sa superficie atteint 120 millions d’hectare.
Cette situation tropicale combinée à des eaux chauffées par le Gulf Stream (courant marin chaud traversant le triangle des Bermudes) est propice à l’apparition régulière de violentes tempêtes, qui se transforment parfois en ouragans. Ces conditions météorologiques chaotiques sont souvent imprévisibles.

Mais ce n’est pas tout. La topographie des fonds marins dans le triangle est également particulière. Des bancs très étendus où les eaux sont peu profondes côtoient les fosses les plus profondes de la planète. Avec les forts courants et les nombreux récifs présents, la zone est donc relativement dangereuse pour un navigateur non averti.
Et pourtant, le trafic maritime est extrêmement important dans cette zone. Dès le moyen age, les navires qui rentraient en Europe passaient à travers le triangle des Bermudes pour profiter des vents dominants qui leur permettaient de gagner un temps précieux. Même plus tard, les navires à vapeur puis à essence continuaient d’utiliser ce passage. Et aujourd’hui encore, beaucoup de routes maritimes le traverse.
Le trafic aérien ne semble pas non plus avoir souffert de la légende. Beaucoup de routes aériennes entre l’Europe et l’Amérique centrale ou l’Amérique du sud passent au-dessus du triangle. De même, les avions circulant entre l’Amérique du Nord et du l’Amérique du Sud peuvent être amenés à survoler cette zone.
Chaque jour, pour des milliers de navires et d’avions, le triangle de Bermudes est un passage quasi obligé. D’abord, parce qu’on ne change pas sa route à cause des légendes, mais aussi parce que le contournement du triangle serait une perte de temps énorme. D’ailleurs, le nom de "Triangle des Bermudes" n’est même pas reconnu par l’office américain des noms géographiques.
Disparitions d’avions et de navires
dans le Triangle des Bermudes
La légende du triangle des Bermudes commence avec la mystérieuse disparition du vol 19, le 5 décembre 1945.
A environ 2h10 de l’après-midi, 5 Avenger décollent de Fort Lauderdale (Floride, Etats-Unis) pour une mission d’entraînement de routine avec 14 membres d’équipage. L’entraînement se déroule plutôt bien. Une fois la mission terminée, les appareils mettent le cap vers leur base de départ. Pendant le retour, les transmissions radio des pilotes font états de phénomènes étranges, puis le contact radio est perdu. Les 5 appareils n’arriveront jamais à leur base. Les épaves ne seront jamais retrouvées. Le rapport de la Navy conclut que la cause et les raisons de cette disparition sont inconnues. Au moment de leur disparition, les 5 Avengers survolaient la zone qui deviendra plus tard le Triangle des Bermudes.
Les recherches sur le triangle des Bermudes montrent que de nombreux avions mais aussi des navires disparurent dans cette zone, parfois sans laisser de trace. La disparition du vol 19 n’était pas la première, et s’en est suivie de beaucoup d’autres. Les révélations de ces disparitions n’ont fait qu’amplifier le mystère.
Parmi les nombreuses disparitions d'avions recensées dans le triangle des Bermudes, certaines sont relativement troublantes.
- En janvier 1948, Star Tiger, un Tudor IV de la B.S.A.A.C. disparaît sans laisser de trace dans le triangle. L’enquête relève le caractère étrange de cette disparition. Plus surprenant encore, 1 an plus tard, Star Ariel, un autre Tudor IV de la B.S.A.A.C. disparaît dans le même secteur. Les enquêteurs restent perplexes.
- En décembre 1948, un DC-3 de la compagnie Airborne Transport disparaît dans la nuit alors qu’il approchait de Miami. Aucune trace des 32 passagers et membres d’équipage et aucune épave n’a été retrouvée.
- L’accident le plus tragique dans le triangle des Bermudes survint le 30 octobre 1954 : un Super Constellation de l’US Navy se volatilise avec ses 52 occupants. Aucune trace retrouvée.
- En Août 1963, deux énormes KC-135 Stratotanker qui volaient en formation se percutent en vol au dessus du triangle des Bermudes. Cet accident pourrait être banal, sauf que dans ce cas, le temps était clair et les appareils volaient relativement espacés.
- Le 22 Février 1978, un Grumman KA-6 de l'armée américaine disparaît d’un coup alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur un porte avion.
Beaucoup de navires ont également disparut de manière étrange dans le secteur du triangle des Bermudes. Quelques un de ces naufrages sont restés célèbres par leur caractère mystérieux. C’est le cas de l’USS Cyclops, en mars 1918, disparut corps et âmes avec ses 306 passagers et membres d’équipage. Plus récemment, en 1980, un navire de 160 mètres (le SS Poet) sombra sans laisser de trace : l’enquête ne trouva aucune explication, mais en 2006, on évoqua la possibilité d’une mission secrète qui aurait mal tournée. La disparition la plus mystérieuse dans le triangle des Bermudes reste celle du SS Marine Sulphur Queen en 1963.
Mythes et légendes
du Triangle des Bermudes
Les mythes et légendes proviennent directement de l’imagination et des croyances des humains. Il s’agit parfois de très vieilles histoires qui remontent à la surface du monde moderne parce que l’on a fait une découverte étrange, ou peut-être parce que l’on s’intéresse aujourd’hui un peu plus à ce qu’écrivaient nos anciens. La légende de l’Atlantide existe depuis plus de 2000 ans, sans que personne n’ait pu prouver l’existence de ce monde. Voilà pourquoi après des découvertes étonnantes de plongeurs près des Bermudes, le mystérieux monde de l’Atlantide est parfois évoqué pour expliquer les disparitions d’avions et de navires dans ce secteur.
Il n’est pas nécessaire de croire à un mythe ou une légende pour comprendre que ces histoires fournissent des détails très intéressants sur la perception qu’a l’homme d’un phénomène inexpliqué ou mal connu. Dans le cas du triangle des Bermudes, le mythe du trou spatio-temporel, par exemple, permet de visualiser à quel point les disparitions d'avions et de navires sont soudaines.
Les mythes et légendes reflètent également l’angoisse et l’anxiété de l’homme face à des situations incompréhensibles. Ils peuvent aussi évoquer certaines craintes développées par notre société, jusqu’à devenir conspirationistes comme dans le cas du complot gouvernemental.
Loin de n’être que pure divagation, les mythes et légendes ont souvent des racines réalistes. Parfois, un phénomène qui existe est transposé en un lieu où il n’est pas prouvé qu’il puisse exister. De même, certains fondements peuvent ne pas être admis par la communauté scientifique, mais pas démentis non plus. La présence d’une vie intelligente sur une autre planète est possible, et cette vie a peut-être trouvé le moyen d’atteindre la Terre et occasionnerait quelques troubles près des Bermudes. Qui sait ?
Théories réalistes
du Triangle des Bermudes
Les théories scientifiques et réalistes pour expliquer les disparitions enregistrées dans le triangle des Bermudes ne manquent pas. Bien que dans quelques catastrophes ont pu être expliquées, il faut quand même constater que personne n’arrive à comprendre vraiment ce qu'il se passe dans ce secteur.
Certes, la disparition d’un navire ou d’un avion dans les profondeurs de l’océan est beaucoup moins étrange que ne le serait celle d’un train entre deux gares. Et aujourd’hui, il n’est pas recensé de disparition de train ! Mais le nombre de disparitions et leurs caractéristiques (disparitions soudaines et souvent aucune trace retrouvée) soulèvent de nombreuses questions.
Au vu de la fréquentation aérienne et maritime du secteur, de son relief et de sa météo imprévisible, il ne s’agit peut-être que d’un phénomène statistique ou d’erreurs humaines.
Mais le Triangle des Bermudes a sans conteste des caractéristiques magnétiques peu communes, qui peuvent perturber les instruments ou faire perdre le nord à un pilote. A quoi sont dues les perturbations magnétiques régulièrement enregistrées ? Et puis phénomène rare sur Terre : dans ce secteur, le nord vrai et le nord magnétique sont alignés.
Le danger pourrait venir aussi des fonds marins, qui éjecteraient des gaz qui mettraient en péril navires et avions. L’atmosphère pourrait aussi devenir menaçante si elle est proie à l’effet Hutchinson.
Peut-être faut-il chercher une explication dans plusieurs de ces théories à la fois. Il n’est d’ailleurs pas rare que la cause d’un accident d’avion résulte d'une combinaison de plusieurs facteurs, dont certains sont pourtant très improbables.
Fontaine de jouvence
La fontaine de Jouvence, fontaine de vie, ou fontaine d’immortalité est un symbole d’immortalité ou de perpétuel rajeunissement.
Cette fontaine mythique semble dériver de la mythologie biblique et classique et évoque les notions de purification et de régénération.
Cette légende a probablement des origines anciennes liée à la fascination de l’homme pour l’eau et à son importance pour sa survie. Une de ses origines connues serait l’histoire biblique du jardin d’Éden, cette fontaine pouvant être la source d’eau émergeant aux pieds de l’arbre de la connaissance, au centre du paradis, réputée alimenter les quatre fleuves du paradis coulant vers les points cardinaux.
Cette légende évoque d’autres mythes liées à des liquides considérés comme sources d’immortalité à certaines époques (ambroisie, soma, hydromel sacrés ou sacrificiels), veut que quiconque boit de son eau ou s’y baigne est guéri de ses maladies, rajeunit ou ne vieillit plus.
Chez les anciens germains, l’eau du savoir, de la connaissance et de la prophétie coulait dans la fontaine de Mimir. Pour pouvoir en boire, le Dieu Odin a consenti à perdre un œil .
Dans la mythologie celtique irlandaise, le Cath Maighe Tuireadh (récit de la Bataille de Mag Tured) évoque une fontaine où les Tuatha Dé Danann (gens de la déesse Dana, ce sont les dieux des Celtes d’Irlande) pouvaientt tremper les blessés. Ils guérissaient grâce à un plant de chacune des nombreuses plantes médicinales poussant en Irlande, placés là par le Dieu-médecin Diancecht. Les blessés - dit le mythe - pouvaient ainsi dès le lendemain à nouveau combattre.
C’est Khizr (l’Homme vert, Khwaja Khadir, ou Al-Khadir), qui aurait trouvé sans chercher, ce qu’Alexandre le grand a cherché sans trouver. Cette image présente Alexandre le grand (à gauche), dans un autre monde (car il est mort à 33 ans) assis en face de Khizr. Il est émerveillé de voir revenir à la vie des poissons séchés et salés trempés dans l’eau de la fontaine de vie (Sikandar Nâma, romance perse d’Alexandre, LXIX.75).
La tradition moyen-oriental pré-islamique évoque aussi une « fontaine de vie », qui aurait été trouvée dans les régions polaires (hyperboréennes ; un des emplacements supposé du paradis à certaines époques). Alexandre le grand l’aurait cherché, sans pouvoir la trouver, par manque de patience. Il en serait mort à 33 ans.
Plus tard, c’est l’élixir de longue vie alchimique qui sera censé conférer l’immortalité (symboliquement ou réellement selon les interprétations qu'on en a fait.
L’explorateur espagnol Juan Ponce de León, qui fit le voyage vers le Nouveau Monde avec Christophe Colomb, la chercha en Amérique, au nord de Cuba. Il découvrit ainsi la Floride.
Dans l’art et la littérature
La fontaine de Jouvence a souvent été évoquée.
Elle est par exemple représentée dans le Jardin des délices du célèbre triptyque de Jérôme Bosch.
Divers romans ou films attribuent au contenu du Saint graal (sang du Christ recueilli par Joseph d'Arimathie) des vertus qui évoquent celle de la fontaine de vie, les conquêtes d’Alexandre s’apparentant alors à une quête du graal.

Persistances du mythe ?
Les constructions romaines, arabes et araboandalouses faites en carré autour d’une fontaine ou d’un bassin pourraient rappeler la légende ou la fontaine du paradis perdu.
On a attribué des vertus miraculeuses, profanes et religieuses, à de nombreuses sources, dont celle de Lourdes, mais sans rapport avec l’immortalité physique.
De nos jours, certains voient dans la recherche effrénée du jeunisme, et dans une partie de la recherche médicale qui cherche à inverser le processus de vieillissement un écho du mythe de la fontaine de Jouvence.
Zone 51
La zone 51 est une aire géographique du Nevada aux États-Unis — aussi appelée Dreamland, Watertown, The Ranch, Paradise Ranch, The Farm, The Box, Groom Lake, neverland, ou encore The Directorate for Development Plans Area — où se trouve une base militaire secrète testant entre autres des appareils expérimentaux.
Le milieu ufologique la reprend fréquemment à son compte pour élaborer diverses théories conspirationnistes suggérant des relations secrètes entre l'armée américaine et des extraterrestres. Elle est également connue sous son appellation anglaise Area 51.
La zone 51 est un rectangle d'approximativement 155 km² dans le comté de Lincoln au Nevada, à environ 100 miles ou 160 km au nord-ouest de Las Vegas. Elle fait partie du vaste (12 140 km²) territoire de l'USAF de Nellis (Nellis Air Force Range ou NAFR où se situe la Nellis Air Force Base). La zone 51 est formée principalement de la vallée Emigrant Valley, bordée par les chaînes de montagnes Groom et Papoose, au nord et au sud, respectivement; et des collines Jumbled Hills, à l'est. Entre les deux chaînes se trouve le lac Groom (37°16′05″N 115°47′58″W / 37.26806, -115.79944), un lit de lac asséché d'environ 5 km de diamètre. Du côté sud-ouest du lac (37°14′0″N 115°49′0″W / 37.23333, -115.81667), il y a un aéroport militaire avec des pistes d'atterrissage bétonnées, dont une, désaffectée, se poursuit sur le lit du lac, et quatre pistes en terre battue sur le lac lui-même.
La zone 51 a trois pistes en opérations. La principale étant la 14L/32R, une piste au revêtement de béton d'une longueur de 3 650 m par 60 m de largeur avec une zone de débordement de 300 m à chaque extrémité. La seconde piste, la 12/30, qui sert aussi de voie de circulation est d'une longueur de 1 650 m par 45 m de largeur. La piste désaffectée a près de 10 km de longueur (six miles). Sa surface est bétonnée sur près de 3 800 m, asphaltée sur 3 400 m, et 1 600 m et 800 m d'asphalte en piteux état aux extrémités nord et sud, respectivement. On y retrouve au moins trois groupes d'indicateurs distincts, laissant croire que la piste n'a jamais été utilisée sur toute sa longueur à la fois. À l'heure actuelle, seule une portion de 2 000 m est identifiée, formant la piste 14R/32L. Les pistes en terre battue sur le lit du lac sont par paire et ont une longueur atteignant 3 400 m. Elles servaient lors de forts vents contraires.
A l'ouest des pistes se trouvent de nombreux hangars pouvant accueillir des avions de diverses tailles, des ateliers, le terminal des avions JANET, des dortoirs pouvant héberger plus de 1 000 personnes, un gymnase avec piscine, une cafétéria, divers bâtiments administratifs et même un terrain de baseball. A l'extrémité sud de la base, il y a une carrière permettant de fabriquer sur place le béton nécessaire à la réfection des pistes et la construction de nouveaux bâtiments. Plus au sud encore, se trouvent des bunkers où sont entreposés les armements. A l'extrémité nord de la base, sur les rives du lac asséché, se trouve une panoplie d'antennes radar de divers modèles. Un peu au nord-ouest du terrain de baseball, se trouvent les tranchées, maintenant remblayées, où jadis on brûlait les déchets.
La zone 51 partage sa bordure ouest avec la zone Yucca Flats du site d'essais du Nevada (NTS), l'endroit où le Département de l'Énergie des États-Unis a effectué une bonne partie de ses essais nucléaires. Le dépôt de déchets nucléaires de Yucca Mountain est à environ 65 km au sud-ouest du lac Groom.
La zone est reliée au réseau routier du NTS, avec des routes pavées vers le village de Mercury et les Yucca Flats du côté nord-ouest. Sur la rive nord-est du lac, la Groom Lake Road, une route de terre en bon état, serpente à travers les collines Jumbled Hills. Groom Lake Road est l'ancien chemin qui conduisait aux mines dans la chaîne Groom. Elle a été améliorée depuis la fermeture des mines. Son cours tortueux passe par une guérite, mais le périmètre de sécurité entourant la base s'étend un km plus loin vers l'est. Après la limite du périmètre restreint, marqué par plusieurs panneaux d'avertissement qui indiquent que « toute photographie est interdite » et que « l'usage de force pouvant entraîner la mort est permis », Groom Lake Road descend vers la vallée Tikaboo, en passant devant l'entrée de plusieurs petits ranchs avant de rejoindre la route 375, baptisée Extraterrestrial Highway (autoroute des extra-terrestres), au sud du village de Rachel.

Les opérations à Groom Lake
La base militaire de Groom Lake n'est pas une base conventionnelle et des escadrilles de première ligne n'y sont habituellement pas déployées. Elle semble plutôt être utilisée pendant le développement et les essais de nouveaux appareils. Lorsque ces appareils sont acceptés par l'USAF, l'exploitation de ce type d'appareil est généralement transférée à une base militaire conventionnelle. Groom Lake serait la résidence permanente d'un petit nombre d'appareils d'origine soviétique obtenus par divers moyens qui sont supposément étudiés et utilisés pour l'entraînement des pilotes américains.
Des satellites soviétiques ont photographié la zone 51 durant la guerre froide, mais ces images ne permettent que des conclusions modestes à propos de la base. Des images plus récentes obtenues par des satellites commerciaux démontrent que la base a grossi, mais ne démontrent rien d'exceptionnel.

Programme Senior Year / U-2
Le lac Groom était utilisé pour des pratiques d'artillerie et de bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale et a ensuite été abandonné jusqu'en 1955, quand il fut sélectionné par la division Skunk Works de la compagnie Lockheed comme l'endroit idéal pour tester son futur avion espion U-2. Le lit du lac asséché était une piste idéale pour opérer l'appareil à ses débuts et les chaînes de montagnes de la vallée Emigrant ainsi que le périmètre de sécurité entourant le NTS permettaient de faire ces tests à l'abri des regards curieux.
Lockheed construit une base à Groom Lake qui n'était guère plus que quelques abris et ateliers avec une constellation de maisons mobiles pour héberger la petite équipe y travaillant. Le premier U-2 vola au dessus de Groom Lake en août 1955 et des U-2 sous le contrôle de la CIA commencèrent à survoler le territoire soviétique dès le milieu de 1956.
A cette époque, les essais nucléaires du NTS étaient encore faits à l'air libre. Les opérations du U-2 furent souvent interrompues en 1957 par la série de tests atomiques Plumbbob qui fit sauter deux douzaines de bombes sur le NTS. L'explosion Plumbbob-Hood, le 5 juillet, répandit des débris radioactifs sur Groom Lake et en força son évacuation temporaire.
Comme la mission principale de l'avion U-2 était de survoler l'URSS, il opéra par la suite principalement à partir de bases près de la frontière soviétique, incluant Incirlik Air Base en Turquie et Peshawar au Pakistan.

Programme OXCART / A-12 / SR-71 / D-21
Avant même que le développement du U-2 ne soit terminé, les ingénieurs de Lockheed commencèrent à travailler sur son successeur : le projet « OXCART » de la CIA, un appareil de reconnaissance à haute-altitude pouvant filer à mach 3 et qui aboutira au fameux SR-71 Blackbird (projet « Senior Crown »). L'USAF dirigeait en parallèle un projet qui devait développer un chasseur (projet YF-12A, abandonné) et un bombardier (jamais réalisé) basés sur le même prototype. Les caractéristiques de vol et besoins en entretien du SR-71 demandèrent une expansion massive du complexe de Groom Lake. Le prototype du A-12 fit son premier vol officiel le 30 avril 1962, après un premier essai officieux 4 jours plus tôt. A ce moment, la piste principale avait été allongée à 2600m, et le personnel de la base comptait maintenant plus de 1000 personnes. Il y avait des réservoirs pour stocker le carburant spécial destiné à cet avion, une tour de contrôle, et même un terrain de baseball. La sécurité avait aussi été grandement améliorée. La petite mine de fer dans le bassin Groom fut fermée et le territoire au tour de la vallée fut classé à usage militaire exclusif. Groom Lake vit les premiers vols de toutes les variantes majeures du programme : le A-12, le RS-71 (renommé SR-71 par le commandant en chef de l'armée de l'air, Curtis LeMay), le prototype du chasseur YF-12A ainsi que le projet « Senior Bowl » de drone supersonique D-21 Tagboard qui devait être lancé depuis l'arrière d'un A-12 modifié ou d'un B-52.
Programme Have Drill / Have Ferry / Have Doughnut (MiG- 17F / MiG-21)
Image satellite de la zone 51 datant de 1968.
A la fin de la guerre de Corée un pilote nord-coréen déserta et se rendit aux Américains. Son appareil, un MiG-15 fut étudié sur la base de l'armée de l'air de Wright-Patterson en Ohio. A la suite du succès de cette entreprise, et faisant de nouveau face à ces appareils soviétiques lors de la guerre du Viêt Nam, les États-Unis décidèrent de se procurer des exemplaires des avions utilisés par les pilotes République socialiste du Viêt Nam dans le but de trouver leurs points faibles et de parfaire l'entraînement des pilotes américains qui devaient les affronter.
En 1968, les États-Unis empruntèrent à Israël un MiG-21 d'origine iraquienne, dans le cadre du projet « Have Doughnut ». En 1969, ce fut au tour de deux chasseurs MiG- 17F d'origine syrienne d'être étudiés. L'un d'eux fut baptisé projet « Have Drill », et l'autre, projet « Have Ferry ». Les trois appareils furent étudiés à Groom Lake et rendus à l'armée de l'air israélienne à la fin des exercices.

Programme Have Blue / Senior Trend / F-117
Le premier prototype de chasseur furtif Have Blue, un petit cousin du F-117 Nighthawk, vola à Groom Lake à la fin de 1977. Les essais sur cette série de prototypes ultra-secrets s'y déroulèrent jusqu'au milieu de l'année 1981, lorsque les essais laissèrent leur place à la production initiale de chasseurs F-117. En plus des tests de vol, le complexe de Groom Lake servait à vérifier le profil radar de l'appareil, les tests d'armements du F-117 ainsi que l'entraînement du premier groupe de pilotes de F-117 de l'armée de l'air américaine. Par la suite, les opérations en service des F-117 furent déplacées à l'aéroport de Tonopah Test Range dans le nord-ouest du NAFR (37°47′51″N 116°47′0″W / 37.7975, -116.78333) et finalement à la base militaire de Holloman, au Nouveau-Mexique.

Programmes subséquents
Depuis la mise en service du F-117, les activités à Groom Lake ont continué sans relâche. La base et les pistes qui s'y rattachent ont été agrandies, et les vols quotidiens en provenance de Las Vegas transportant le personnel civil ont toujours lieu. Certains analystes affirment que selon les photos satellites récentes, la base aurait un personnel vivant sur place d'environ 1000 personnes avec autant qui voyagent de Las Vegas tous les jours. En 1995, le gouvernement américain agrandit le périmètre d'exclusion autour de la base pour inclure des sommets adjacents qui permettaient aux curieux d'avoir une vue sur la base. Depuis, une visibilité limitée du complexe n'est possible que depuis quelques sommets éloignés, particulièrement le mont Tikaboo (37°20′40″N 115°21′32″W / 37.34444, -115.35889), à environ 42 km à l'est.
Certaines rumeurs supposent que les appareils testés à Groom Lake incluraient certains drones secrets, un petit appareil furtif de transport de troupes à décollage et atterrissage vertical, des missiles de croisière furtifs, ainsi que l'hypothétique appareil hypersonique Aurora. Certains disent aussi que l'avion furtif de démonstration Tacit Blue aurait aussi été initialement testé à Groom Lake.
Les employés de la zone 51
La compagnie Edgerton, Germeshausen and Grier, Inc., maintenant connue sous le nom d'EG&G, opère d'un terminal privé à l'aéroport international McCarran de Las Vegas. Un certain nombre d'appareils sans identification font quotidiennement la navette entre McCarran et divers endroits à l'intérieur de la NAFR. Ces appareils utiliseraient l'appel radio JANET (e.g. JANET 6), qui serait un acronyme pour « Joint Air Network for Employee Transportation » (Réseau conjoint de transport aérien d'employés) ou bien, peut-être à la blague « Just Another Non-Existant Terminal » (Encore un autre terminal qui n'existe pas!). Selon les annonces que l'EG&G place dans les journaux de Las Vegas pour recruter des pilotes de lignes avec expérience, les intéressés doivent subir une enquête de sécurité du gouvernement et s'ils sont choisis, ils pourront toujours revenir dormir à Las Vegas. Ces avions, peints en blanc avec une bande rouge (couleurs de la défunte Western Airlines), incluent des Boeings 737 et plusieurs petits jets privés. Selon leur numéro d'enregistrement, ils appartiennent à diverses compagnies civiles de location d'avions. Ils feraient la liaison vers, Groom Lake, Tonopah Test Range, d'autres endroits dans le NAFR et peut-être vers les bases de Palmdale et China Lake en Californie. Des observateurs qui ont compté les départs et les voitures dans le parc de stationnement de la EG&G à McCarran estiment que plus de 1 000 personnes utilisent les vols JANET chaque jour.
Pour les quelques employés résidant dans les villages avoisinant le NAFR, un autobus peint en blanc effectue le trajet le long de la route 375 et de la Groom Lake Road. Personne ne sait si ces gens sont des employés de la zone 51 ou des autres installations du NTS. L'autobus fait des arrêts dans les villages de Crystal Springs, Ash Springs, et Alamo.
La position du gouvernement sur la zone 51
Une lettre de l'USAF répondant à une requête concernant la zone 51
Périmètre de la zone 51 et ses avertissements. Les « Camo dudes » veillent sur la scène depuis leur camionnette sur une colline.
Le gouvernement américain reconnaît l'existence du complexe de Groom Lake, mais ne se prononce pas sur ce que l'on y fait. Contrairement au reste de la NAFR, la zone entourant le lac Groom est hors-limite de façon permanente au trafic aérien civil et militaire régulier. Même les pilotes de l'armée de l'air qui s'entraînent dans la NAFR sont sévèrement réprimandés s’ils s’aventurent dans la « boite » nommée R4808E entourant l'espace aérien de Groom Lake.
La sécurité au sol du périmètre est fournie par des gardes en uniformes employés par la firme EG&G qui patrouillent dans des camionnettes Jeep Cherokee blanches, ou des camionnettes Ford ou Chevrolet couleur sable. L'uniforme des gardes leur a valu le surnom de « camo dudes » (mecs en camouflage). Bien que les gardes soient armés de fusil d'assaut M-16 et qu'ils soient autorisés à les utiliser, aucun incident violent n'a été rapporté; les camo dudes se contentent habituellement d'escorter les visiteurs à l'extérieur du périmètre et d'attendre le sherif du comté de Lincoln qui leur infligera une amende d'environ 600 $. Certains ont par la suite reçu des visites d'agents du FBI ; d'autres ont été détenus à l'extérieur du périmètre pour avoir simplement pointé leur caméra en direction de la base. Les gardes sont aidés dans leur tâche par des détecteurs de mouvements, et par des hélicoptères HH-60 Pave Hawk.
La base n'apparaît sur aucune carte officielle du gouvernement américain; la carte topologique de la région ne mentionne que la mine abandonnée des Monts Groom, et les cartes d'aviation civile pour l'état du Nevada montrent un grand espace restreint, mais l'incluent dans l'espace aérien restreint de Nellis. De la même façon, la page de l'Atlas National montrant (en) les terres fédérales au Nevada ne fait pas la distinction entre la base de Groom Lake et le reste des installations de la NAFR. Avant d'être rendues publiques, les images prises par le satellite Corona dans les années 1960 ont été altérées. A la suite de requêtes du public dans le cadre de la loi sur l'accès à l'information, le gouvernement a répondu que ces clichés semblaient avoir été détruits (image prise par Corona). Les images prises par le satellite Terra, qui étaient disponibles au grand public, ont été retirées des serveurs web, incluant le service Terraserver de Microsoft, en 2004. Les images prises par le satellite Landsat 7 sont toujours disponibles et sont celles qui sont utilisées par le programme Google Maps. Des images d'origines autres que la NASA, telles que des images à haute-résolution russes et du système commercial IKONOS sont aussi disponibles.
Certains logiciels commerciaux permettant aux pilotes de faire leurs plans de vols listent les coordonnées des pistes de la base de Groom Lake sous le nom de Homey, Nevada, sans toutefois en préciser la teneur.
Le gouvernement de l'état du Nevada, reconnaissant le potentiel touristique, a renommé la section de la route 375 près du village de Rachel « Extraterrestrial highway » (l'autoroute des extra-terrestres).
Bien que les propriétés fédérales à l'intérieur de la base soient exemptes de taxes, les installations appartenant aux propriétaires privés ne le sont pas. Un chercheur a remarqué que la base ne déclarait qu'une valeur de 2 millions de dollars au percepteur d'impôts du comté de Lincoln, qui est incapable d'en faire l'évaluation, n'ayant pas les accréditations nécessaires pour aller sur le site. Plusieurs résidents du comté se sont plaint que la base était un injuste fardeau pour le comté, compte tenu des coûts élevés de la surveillance policière requise et du peu d'emplois fournis aux résidents du comté - la majorité des employés de la zone 51 provenant de Las Vegas.
Poursuite environnementale
En 1994, les épouses de Walter Kasza et Robert Frost, qui avaient été mariées à des employés civils de l'armée, ainsi que cinq autres employés anonymes représentés par un professeur de droit de l'université George Washington, Johnathan Turley, entamèrent une poursuite contre l'USAF et l'Environmental Protection Agency. Dans leur poursuite, ils alléguaient avoir été présents lorsque de grandes quantités de produits chimiques furent brulés dans des tranchées à ciel ouvert sur le site de Groom Lake. Des analyses pathologiques de prélèvements faits sur les plaignants furent effectuées par des biochimistes de l'université Rutgers et des niveaux élevés de dioxine, dibenzofurane et trichloroéthylène furent détectés dans leur graisse corporelle. Les plaignants prétendaient avoir subi des dommages à la peau, au foie et aux voies respiratoires suite à leur travail à Groom Lake et que ces derniers avaient contribuées au décès de MM. Frost et Kasza. La poursuite désirait obtenir une compensation pour les blessures encourues, prétendant que l'USAF avait illégalement manipulé des produits toxiques et que l'EPA avait failli à sa tâche de faire respecter la Resource Conservation and Recovery Act (loi sur la conservation et récupération des ressources - qui régit l'utilisation de matières dangereuses). Ils désiraient aussi obtenir des informations détaillées sur les produits auxquels ils avaient été exposés, espérant ainsi pouvoir obtenir des traitements plus adéquats pour ceux qui étaient encore vivants.
Le gouvernement a demandé au juge Philip Pro de la Cour de Las Vegas une exemption d'avoir à déposer des documents protégés ou de forcer les témoins à avoir à révéler des renseignements secrets, ce qui pourrait menacer la sécurité nationale. Quand le juge Pro rejeta l'argument du gouvernement, le président des États-Unis Clinton émit un décret présidentiel exemptant « the Air Force's Operating Location Near Groom Lake, Nevada » (le site d'exploitation de l'armée de l'air près de Groom Lake, Nevada) des clauses de divulgations des lois environnementales. Suite à cela, le juge dut rejeter la cause pour faute de preuves. Le professeur Turley en appela de cette décision, prétendant que le gouvernement avait abusé de son pouvoir de classer le matériel protégé. Le secrétaire à l'armée de l'air Shiela E. Widnall déposa un document alléguant que révéler les éléments contenus dans l'air et l'eau aux environs de Groom Lake « pourrait révéler la nature et l'ampleur des activités protégées ». La cour d'appel rejeta la requête du professeur Turley. La Cour suprême des États-Unis a refusé d'entendre sa cause, enlevant tout espoir pour les victimes.
Le Président continue de renouveler tous les ans le décret d'exemption pour Groom Lake. Ceci constitue la seule reconnaissance formelle, bien qu'indirecte, que les installations de Groom Lake n'ont pas la même vocation que le reste des installations de la NAFR.
L'incident Skylab de 1974
Une note écrite en 1974 par le directeur de la CIA William Colby à un autre administrateur de la CIA rapporte que, dans le cadre d'un programme plus large, les astronautes à bord de Skylab 4 avaient photographié par inadvertance un endroit qu'ils n'auraient pas dû (« There were specific instructions not to do this. <CENSURÉ> was the only location which had such an instruction. » ). Bien que le nom de l'endroit en question soit obscurci dans la note, le journaliste Dwayne Day a publié un article dans le magazine The Space Review de janvier 2006 où il affirme que le contexte de la note porte à croire qu'il s'agit bel et bien de Groom Lake.
La note démontre le débat entre plusieurs agences fédérales concernant le statut de ces photos ; Le ministère de la défense, d'un côté, voulant que les photos soient classifiées top-secret, et la NASA et le ministère des affaires étrangères, de l'autre, ne le voulant pas. L'objet de la note elle-même était de savoir s'il était légal de classifier des images obtenues par un programme qui ne l'était pas.
Une remarque manuscrite sur le document, probablement écrite par le directeur Colby lui-même, se lit comme suit :
« Il l'a soulevé. Disant que le ministère des affaires étrangères avait une opinion précise là-dessus, mais qu'il était tenté de me laisser décider. Je me demande si nous devons les protéger puisque:
- L'URSS les a déjà grâce à leurs propres satellites ;
- Qu'y est-il révélé?
- Si c'est révélé, pourquoi ne dit-on pas simplement que l'USAF y travaille ? »
La note ne dit pas ce qu'il est advenu de ces photos, mais elles ne figurent pas, avec les autres photos de Skylab 4, dans les archives nationales de Sioux Falls, Dakota du Sud.
OVNIs et autres théories conspirationnistes sur la zone 51
La connexion de la zone 51 avec les programmes secrets de recherches en aéronautique ainsi que certains rapports de phénomèmes inhabituels ont amené la zone 51 au centre du folklore moderne sur les OVNIs et les théories conspirationnistes. Certaines des prétendues activités incluent:
- Cette base appartiendrait au Directorate of Science & Technology de la CIA, à AIR FORCE RESEARCH LABORATORY et aux bureaux d'études secrets comme LOOCKEED SKUNK WORKS et BOEING PHANTOM WORKS.
- l'entreposage et l'étude d'appareils extraterrestres (incluant du matériel récupéré de Roswell), l'étude de leur équipage (vivant ou mort), et la fabrication d'appareils basés sur la technologie extraterrestre.
- le développement d'armement à énergie (pour l'initiative de défense stratégique ou autres) ou d'instruments de contrôle météorologiques.
- les réunions ou collusions avec des extraterrestres.
- les diverses activités reliées à un gouvernement mondial secret présidé par un certain Peter, ancien directeur de l'économie mondiale.
Plusieurs de ces théories concernent des installations souterraines à Groom Lake ou près de Papoose Lake. En 1989, Bob Lazar a prétendu avoir travaillé à Papoose Lake sur les systèmes de propulsion d'une soucoupe volante appartenant au gouvernement américain dans un complexe qu'il nommait S-4.
Une autre théorie veut que le programme Apollo soit une supercherie et que la zone 51 soit l'endroit où l'on aurait filmé l' "alunissage" de 1969. Cette théorie semble basée sur des photos satellites russes qui montrent que certaines portions de la zone 51 et du NTS ressemblent à la surface de la Lune. En 2000, la chaîne de télévision américaine FOX avait diffusé un reportage sur ce sujet.
D'autres encore prétendent que durant les années 1990, les travaux les plus secrets effectués à Groom ont été déplacés vers d'autres endroits incluant Dugway Proving Ground près de Salt Lake City, Utah ou encore dans la zone 6113 une zone militaire qui serait située en Alaska et que le secret qui continue d'entourer la zone 51 ne serait maintenu que pour induire en erreur les curieux.
- La majeure partie des installations se trouve sous terre, certains hangars abriteraient des monte-charges géants.
Atlantide
Origine
Rapporté dans deux dialogues
de Platon, à une date où celui-ci est déjà âgé, vers 357 av. J.-C., l'histoire de l'Atlantide a soulevé de nombreuses questions, de nombreux débats et a été l'objet de milliers d'ouvrages, si bien qu'on a pu la présenter comme le plus grand de tous les mystères. Pour qui accorde de la véracité au récit de Platon, il résonne depuis près de 2 370 ans comme un avertissement sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines d'une histoire qui se serait transmise sur plus de 11 600 ans. Ainsi le géologue Jacques Collina-Girard a étudié les possibilités d'une transmission orale de lointains événements historiques et géologiques.
Mais si Platon précise dans ses dialogues « le fait qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais d'une histoire véritable est un intérêt capital» une vaste majorité d'historiens s'accordent aujourd'hui à voir le mythe de l'Atlantide comme une fable de Platon. C'est l'opinion qui s'est en effet imposée avec les travaux de Pierre Vidal-Naquet et de Christopher Gill dans le monde anglo-saxon. « La narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau : dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c'est-à-dire le roman situé dans l'espace et dans le temps». Aristote et Ératosthène avaient dès l'Antiquité marqué leur scepticisme face au mythe de Platon. Pour Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'université de Bourgogne, le procédé rhétorique de Platon, présentant le fictif comme le réel a égaré « ceux qui cherchent naïvement dans le Critias et le Timée une réalité historique ou topographique précise».
La construction de cette fiction s'explique pour Kathryn A. Morgan par la nécessité d'élaborer une vision d’Athènes qui correspond aux idéaux politiques de Platon : l’histoire de l’Atlantide correspond au noble mensonge qui peut servir de récit fondateur à une cité. Pour construire son pastiche historique Platon a donc réutilisé les lieux communs de l'historiographie de son temps. De même, pour Bernard Sergent, chercheur au CNRS, Platon a « fabriqué un mythe » en s’inspirant de motifs puisés dans la mythologie grecque : notamment des mythes de cataclysme et d'engloutissement, la mythologie propre à Poséidon et trois récits de guerre, athénien, béotien et thessalien, enfin il considère la proximité du mythe platonicien et de la trifonctionnalité indo-européenne. Luc Brisson, chercheur au CNRS, traducteur, éditeur et spécialiste des textes de Platon a lui aussi repris l'analyse de Pierre Vidal-Naquet à propos du récit de la guerre entre Athènes et l'Atlantide. Il remarque "beaucoup de lecteurs sont restés insensible à l'ironie - à la perversité - de Platon, qui ont considéré comme une vérité historique le récit fait par Critias le jeune […] le génie de Platon, dans cette affaire, aura été de montrer à quel point il est difficile, dans la pratique, de distinguer la fiction de la vérité et le sophiste de l'historien et du philosophe". Selon Guy Kieffer, chargé de recherche au CNRS, géographe et géologue qui s'est penché sur les sources de Platon : "Il est maintenant admis que l'Atlantide n'a jamais existé et qu'il s'agit d'un mythe créé par Platon". Il conclut : "L'Atlantide n'a jamais existé. Elle correspond à une allégorie imaginée par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens d'Athènes et dénoncer leur mercantilisme, leur indiscipline, leurs querelles et l'esprit démagogue de leurs mœurs politiques" mais considère que Platon s'est inspiré des réalités géologiques observables en Sicile, plus particulièrement dans la zone de l'Etna, pour donner à son récit une apparence crédible et une précision forte dans ses descriptions.
Ces conceptions sur l'origine fictive du mythe ne sont pas cependant toujours partagées en dehors de communauté des historiens et archéologues. En effet, des érudits de tous genres, des géographes, et des géologues, continuent leurs études et leurs explorations. Ainsi le géologue Jacque Collina-Girard propose de voir l'Atlantide dans un site géologique avéré près du détroit de Gibraltar, mais à une époque où aucune civilisation sédentaire n'existait. Selon lui seul le récit du cataclysme s'inspirerait de faits réels transmis dans le temps long par la mémoire orale et que la géologie permettrait de retrouver, alors que la description de la civilisation atlante ne serait due qu'à l'imagination de Platon.
Une conférence internationale s’est tenue en Grèce à Milos en 2005 avec pour ambition proclamée de trancher sur la question de l’origine du mythe et de faire le point sur les connaissances récentes. Si le professeur Christos Doumas, historien et archéologue grec, y a soutenu l’idée de la non-existence de l’Atlantide, des indépendants et des chercheurs de diverses disciplines ont présentés diverses hypothèses de localisations sans parvenir à aucun accord sur la localisation définitive de l'Atlantide et ont établi une liste de 24 critères nécessaires à l'identification d'un site avec l'Atlantide. Une nouvelle conférence est organisée en 2008 à Athènes.
Récit du Timée
Le philosophe introduit le mythe dans le Timée, au cours d'un récit fait par Critias, un riche athénien disciple de Socrate et parent de Platon lui-même. Selon Critias, son arrière-grand-père, Dropidès, s'est vu confier par le législateur Solon (VIe siècle av. J.-C.) une confidence que lui-même tenait d'un prêtre égyptien du temple de Saïs.
Aux dires du prêtre,
« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer Atlantique. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye (Afrique du Nord pour les grecs anciens) et l'Asie (Asie mineur pour les grecs anciens) réunies. (…) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »
(trad. Albert Rivaud)
Le prêtre entreprend ensuite de narrer la lutte des Hellènes, menée par Athènes, puis d'Athènes seule, contre les soldats Atlantes venus des îles « du fond de la mer Atlantique », événements qu'il situe 9000 ans avant son époque. Peu après la victoire, des tremblements de terre surviennent à Athènes ainsi que dans l'Atlantide, cataclysmes correspondant aux brusques bouleversements climatiques du Dryas récent.
« Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée athénienne fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposé. »
(trad. Albert Rivaud)
Le Timée donne ensuite une description générale de la civilisation atlante, de son expansion, de la guerre contre Athènes et de la destruction finale de l'Atlantide.
Pour en savoir plus, voir l'article consacré au Timée.
Récit du Critias
Le Critias entre davantage dans les détails, contant l'origine des habitants (nés de l'union de Poséidon et d'une mortelle, elle-même fille d'un autochtone) et leurs mœurs, la géographie de l'île, son organisation sociale et politique. La fin du Critias est perdue. Le récit s'interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.
Si la légende nous semble transmise par Platon, celui-ci ne l'utilise néanmoins qu'accessoirement pour illustrer son propos, qui est le devenir d'Athènes. Il est désormais considéré par un nombre croissant de spécialistes de l'antiquité et de Platon que le récit de l'Atlantide n'est qu'une fiction entièrement élaborée par Platon à partir de références mythologiques nombreuses et de ses idées politiques et philosophiques (voir infra).
Platon a décrit de façon précise l’Atlantide, qu'il présente comme un monde idyllique. On peut en résumer les détails comme suit:
- L’île est située au-delà des Colonnes d'Hercule, où se trouvent des fonds vaseux, restes de l'île disparue. Depuis cette île, on a accès au continent situé plus loin. À l'époque de Platon, les Colonnes d'Hercule étaient positionnées au goulet de Gibraltar.
- Le roi éponyme de l'Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito.
- L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d'Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.
- L'île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l'orichalque.
- La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l'on devait capturer pour ensuite l'égorger sur un autel en forme de colonne.
- Les Atlantes deviennent corrompus au fil du temps. Ils fondent par les armes des colonies des deux côtés de leur île, conquérant une partie de l’Afrique jusqu’à l’Égypte, et de l'Europe jusqu'à l'Italie. Athènes est le seul État capable de s’opposer à leur expansion.
- L’Atlantide, ainsi que l'armée athénienne, ont été engloutis lors d'un immense raz-de-marée associé à des tremblements de terre, en un jour et une nuit. Platon ne donne pas d'explication géologique à cette catastrophe.
- Ces événements ont lieu 9 000 ans avant l'époque de Solon.
Olivier LEVASSEUR
dit La BUSE
Olivier Levasseur plus connu sous le nom de " La Buse", surnommé ainsi en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie est un authentique pirate.
Qui de plus authentique que le pirate La Buse ?!
Son trésor est un butin à perles, diamants, or et vaisselles d'argent, un vrai pirate pendu haut et court, des messages codés, des grottes et une île mystérieuse, des plans ou foisonnent des cachettes !
La Buse, pirate célèbre écuma l'océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d'euros quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans.
Olivier Levasseur est né à Calais à la fin du XVIIè siècle. En 1721, La Buse est associé au pirate anglais Taylor. Ils se sont emparés au mois d'avril du riche vaisseau portugais de 72 canons La Vierge du Cap qui avait cherché refuge contre les tempêtes dans le port de Saint-Denis (île Bourbon).
A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l'archevêque de Goa. La Buse n'exigea pas de rançon du vice-roi, mais fit main basse sur les objets d'inéstimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros.
La Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de La Buse et prit le nom de Le Victorieux.
Mais l'année d'après, Duguay-Trouin et le commodore anglais Matthews vinrent se chercher querelle dans les parages. La Buse et Taylor se sont méfiés et ont préféré prendre "le large". Taylor s'enfuit aux Antilles et La Buse se retira à l'île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.
Il prit sa retraite, car la piraterie n'était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Duguay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l'Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d'assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d'accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu'il cacha son trésor...mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c'est à Sainte-Marie que vivait Levasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat... parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d'Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrêta.
Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l'échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Levasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s'écria :
- "Mes trésors à qui saura comprendre !"
Voici donc La Buse pendu, le cryptogramme lancé dans la foule, et le trésor caché offert aux plus malins.
Qui ramassa le message secret ?
Nul ne saurait le dire, mais depuis plus de deux siècles, l'océan Indien, des îles Seychelles à la pointe de Madagascar, est le centre de recherches incessantes et foisonne de documents à clés, de rébus et de signes gravés qui tous, selon la tradition, se rapportent aux prodigieux trésors de La Buse.
L'étrange Cryptogramme de La Buse
La traduction du cryptogramme laisse perplexe, puisqu'elle n'a aucun sens apparent. Jugez plutôt:
Litéralement, on peut lire :
"aprè jmez une paire de pijon tiresket
2 doeurs sqeseaj tête cheral funekort
filttinshientecu prenez une cullière
de mielle ef ovtre fous en faites une ongat
mettez sur ke patai de la pertotitousn
vpulezolvs prenez 2 let cassé sur le che
min il faut qoe ut toit a noitie couue
povr en pecger une femme dhrengt vous n ave
eua vous serer la dobaucfea et pour ve
ngraai et por epingle oueiuileturlor
eiljn our la ire piter un chien tupqun
lenen de la mer de bien tecjeet sur ru
nvovl en quilnise iudf kuue femm rq
i veut se faire dun hmetsedete s/u dre
dans duui ooun dormir un homm r
esscfvmm / pl faut n rendre udlq
u un diffur qecieefurtetlesl
Si l'on essaye de déchiffrer ce texte, on peut lire :
"Prenez une paire de pijon, virez
les 2 coeurs...tête de cheval... une kort
fil winshient écu prenez une cuillière
de mielle... outre vous en faites une ongat
mettez sur le passage de la...
...Prenez 2 liv cassé sur le chemin
Il faut... toit à moitié couvé
pour empêcher une femme... vous n'avez
qu'à vous serrer la... pour veni
... épingle ...juillet...
.. Faire piter un chien turc un
... de la mer... bien sécher et sur
... qu'une femme qui
veut se faire d'un...
dans... dormir un homme
... faut en rendre...
qu'un diffur..."
On peut voir dans le schéma ci-après, l'alphabet des templiers utilisé par La Buse.
Ou bien la traduction est mauvaise, et alors on ne comprendrait pas qu'elle puisse faire apparaître des mots en français... ou bien il y fait lire ce cryptogramme à un autre niveau. Les pirates n'avaient pas besoin de littérature pour retrouver leurs trésors, tout au plus de quelques coordonnées.
C'est bien cela qu'il fallait chercher et un Réunionnais a été tout près de les trouver. Bibique, de son vrai nom Joseph Guy Germain Tipveau, en 1994, a apporté un nouvel indice dans cette quête de sens. Il s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre le parchemin du pirate et la pierre exposée dans le hall de la mairie de la Possession. Cette pierre fut découverte dans la Ravine à malheur, sur le chemin Crémont - rebaptisé chemin des Anglais. Et Bibique d'écrire alors :
"Quelque chose d'insolite m'a frappé : comment se fait-il que dans le cryptogramme de La Buse, on trouve seulement trois "A" pointus
alors que tous les autres sont carrés ?"
Il compare et se convainc que les "A" du texte sont de la même facture que ceux de la pierre. Sur la pierre, les "A" forment un triangle. Et Bibique, en grand amateur de trigonométrie, est alors convaincu qu'il suffit de tracer une bissectrice judicieuse pour trouver l'emplacement du trésor. Sauf qu'il faut d'abord retrouver l'emplacement originel de la pierre !
En 1923, à l'île Mahé, au sud des Seychelles, Mme Savy était propriétaire d'un terrain bordant la mer.
Un jour, elle découvrit des pierres sculptées baignant dans l'océan, comme il en existe tant dans les îles indiennes. Ce qui était étrange est qu'elle pouvait y distinguer des animaux gravés par la main de l'homme : chiens, serpents, tortues, chevaux, et des formes d'objets et d'êtres humains : une urne, des coeurs, une figure de jeune femme, une tête d'homme et un oeil monstrueusement ouvert.
Un ethnographe avança une suggestion : ces sculptures rupestres pouvaient se rattacher aux écritures idéographiques, indonésiennes et pascouanes, où l'on retrouve fréquemment le serpent et la tortue.
Mais pour le reste ? A quelle civilisation rattacher les formes humaines, les chiens, l'oeil, etc. ?
Tout se ratache mystérieusement au trésor de La Buse, mais aussi à celui d'un autre pirate : Butin Nagéon de L'Estang.
Les deux trésors étant peut être le même par voie de succession et de vol !
Etrange similitude entre le trésor de La Buse et celui du pirate Butin Nagéon de L'Estang
Le dernier possesseur des trésors de l'Océan Indien, qui ont une similitude avec le trésor de La Buse, est le pirate Bernardin Nagéon de L'Estang, dit Butin, qui était le fils d'un officier de marine de la Compagnie des Indes.
Dans son testament, le pirate Butin donne un aperçu de sa vie. Il part s'enrôler et défendre la patrie. Il sait qu'il sera sans doute tué.
C'est pourquoi il rédige ce testament pour son neveu Jean Marius Nagéon de l'Estang, officier de la réserve.
A savoir, un demi-terrain rivière La Chaux au Grand-Port, île de France, et les trésors sauvés de l'Indus !
Note de l'auteur du site : Je n'écris pas dans ce site tout le testament qui est assez long.
Mais de nombreuses informations décrites dans ce testament sont étrangement similaires aux indications données dans le cryptogramme de La Buse !
A savoir :
- la similitude des lieux et le fait que tous les chercheurs mêlent étroitement par tradition les deux pirates : Butin et La Buse
- les rébus
- dans les documents chiffrés et gravés sur les pierres, des points de rappel : les initiales S.B.N. ou B.N. ainsi que les lettres Ghe
- les mots organeau, tortue, oeil
- la symbolique maçonnique.
Beaucoup de coincidences !
Il est possible aussi que des chercheurs, dans le but d'épaissir le mystère, aient sciemment forgé ou falsifié le fatras des documents.
Les trésors du pirate Butin sont au nombre de quatre ! Deux sont identifiés à ce jour, dont un découvert.
Les trésors se situeraient aux endroits suivants :
- dans l'île de France (île Maurice) : à Belmont dans le nord de l'île, dans une caverne de la ribière La Chaux près de Mahébourg, à la pointe de Vacoas
- dans l'île Rodrigues (plus douteux !)
Ces trésors sont enfermés dans des grottes signalées par les initiales B.N. gravées sur le roc.
Et enfin, l'un des quatre trésors a été découvert en 1916 dans l'île Pamba, près de Zanzibar. Un trésor de Butin Nagéon puisque marqué des initiales B.N. !
Mais le trésor de La Vierge du Cap pillé par La Buse ne serait-il pas à l'île Sainte-Marie, là où habitait le pirate et où il pouvait surveiller à son gré le magot évalué à 4,5 milliards d'euros ?
Des infos récentes (cliquez sur les images pour les agrandir)
En 1949, Reginald Cruise-Wilkins (1913-1977) contracta la malaria et les médecins lui conseillèrent de venir se reposer aux Seychelles. Et c'est là qu'il fit mis en contact accidentellement avec cette chasse au trésor. Au début c'était une blague et puis cela devint de plus en plus sérieux. Il commença donc en 1949, de grands travaux à la recherche du trésor de Levasseur sur la plage du petit village de Bel-Ombre, au nord de l'île Mahé.
La plupart des gens pensent qu'il était fou, mais il se fichait pas mal de l'avis des autres et savait qu'il avait raison. Il continua son travail car il avait un fort caractère.
Wilkins entraîna dans l'aventure son jeune fils, car il se doutait bien qu'une vie entière n'y suffirait pas pour trouver le trésor de La Buse. Ils n’ont été retrouvés à ce jour qu'un fusil à pierre, une lame d'épée, des figurines et quelques monnaies... Pâle consolation au regard des 30 000 livres sterling investies pour la cause durant plusieurs décennies!
A sa mort en 1977, John Cruise-Wilkins a repris le flambeau. A la poursuite du rêve inachevé de son père.
Cette chasse au trésor coûte une forture, heureusement, wilkins travaille actuellement avec son associé, un riche américain.
Ils sont convaincus que les pirates ont caché leur trésor à marée basse. Les vagues de la marée montante pouvaient ainsi abriter leur trésor.
Ci-contre, le chantier de fouille du (peut être) trésor de La Buse. Wilkins a fait sauter à la dynamite les rochers pour atteindre l'entrée naturelle de la grotte. De nombreuses marques indiquent la direction de l'emplacement du trésor de Olivier Levasseur.
Jacques et Edward, deux autres chercheurs de trésors effectuent leur recherche plus profondément dans la jungle. Ils ont découvert de vieilles fondations, un vieux coffre, une clochette ainsi que des lanternes et des ossements !
Ils se sont querellé avec Wilkins qui prétend que Jacques et Edward ont créé de toute pièce des marques sur les rochers...
Beaucoup d'autres histoires incroyables continuent à se répendre : Un jour, une famille déterre dans son jardin des pichets à vin remplis de pièces d'or. Une autre famille découvre sur une plage des fers, des boulets et des restes de campement. Sur tout l'archipel, les légendes bruissent des noms de célèbres pirates: Hodoul, Boudin, Avery, Kid, Halsay ou Taylor...
Pour conclure...
Plus d'un aventurier s'est cassé les dents à cette quête au trésor. Bibique (qui s'est suicidé à la 22 long rifle le 31 mars 1995) en est un cas particulièrement bien connu puisqu'il a passé 30 ans a faire des fouilles, mais il y en a eu d'autres. On a vu la difficulté de retrouver les signes cabalistiques que les pirates plaçaient sur les routes de leurs trésors. L'érosion, les cyclones, l'urbanisation ont radicalement changé les repères. Pour trouver un trésor aujourd'hui, il faudrait s'en remettre davantage à la chance qu'à un parchemin. Mais le rêve n'est pas mort pour autant.
Un mystère de la Joconde élucidé par des scientifiques
Grâce à des techniques sophistiquées qu'ils ont spécialement développées pour l'étude du célèbre portrait de la Mona Lisa, deux scientifiques - dont une physicienne française - sont parvenus à déterminer la nature de la technique artistique qu'utilisait Léonard de Vinci pour peindre les visages.
Mady Elias et Pascal Cotte se sont ainsi attaqués à «décoder» le «sfumato», une technique mise au point par Léonard de Vinci. Dans Wikipedia, on décrit le «sfumato» comme une technique visant à donner de la profondeur à un tableau, grâce à «un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates, qui donne au sujet des contours imprécis».
Pour leur analyse, les chercheurs n'ont fait aucun prélèvement pour analyse chimique directe, technique qui est par nature destructive. Au lieu de cela, ils ont plutôt examiné en détail le spectre de la lumière émise en 100 millions de points de la Joconde à l'aide d'une caméra.
En comparant les données tirées de la Joconde avec celles de tableaux peints au 16e siècle, Mady Elias et Pascal Cotte ont pu soustraire, par calcul, l'effet du vernis, et obtenir ainsi les données sur les couches de pigments qui donnent les couleurs.
Après ce «dévernissage virtuel», les chercheurs ont été en mesure de déduire la nature de la technique employée par Léonard de Vinci, indique le communiqué du Centre national de la recherche scientifique (CNRS):
«Ils ont identifié une terre d'ombre comme unique pigment contenu dans la couche superficielle. Les mesures ont également mis en évidence une saturation exceptionnelle de la couleur.»
De ces deux caractéristiques, les chercheurs ont pu déterminer que Léonard de Vinci a utilisé la technique du glacis, qui était courante chez des peintres flamands du 15e siècle (les «Primitifs flamands») mais qui n'était pratiquement pas employée par les artistes italiens de l'époque. Le peintre italien Antonello Da Messina aurait, semble-t-il, importé cette technique d'un voyage dans le nord de l'Europe, et l'aurait ensuite transmise à Léonard de Vinci.
Grâce à leur analyse minutieuse, les chercheurs ont également déterminé que la sous-couche de la Joconde était composée de 1% de vermillon et de 99% de blanc de plomb. De ces travaux pourrait naître «une méthode d'analyse des œuvres d'art totalement non-destructive, portable et dont les résultats seront exploitables en quelques minutes».
Mady Elias et Pascal Cotte ont publié les résultats de leur recherche dans la revue scientifique Applied Optics.
Société secrète
Une société secrète est une organisation sociale qui demande que ses membres gardent une partie de ses activités et de ses motivations loin des regards de personnes qui lui sont étrangères, des médias et de l'État. Les buts supposés de ces sociétés sont fréquemment d'ordre politique et dans ce cas on peut parler de conspirationnisme , mystique ou criminel . Les membres ont parfois l’obligation de ne pas dévoiler ou de nier leur appartenance au groupe.
De plus, ils ont souvent fait le serment d’être les gardiens des secrets de la société. Le terme de « société secrète » est souvent employé pour qualifier des fraternités (comme la Franc-maçonnerie) qui ont également des cérémonies secrètes, mais aussi d’autres organisations allant de la simple fraternité étudiante aux organisations mystiques décrites dans des théories de conspiration comme immensément puissantes, dotées de services financiers et politiques qui leur sont dédiés, un rayonnement mondial et souvent des croyances sataniques.
Historiquement, les sociétés secrètes ont souvent fait l’objet de suspicions et de spéculations de la part des non-membres et se sont ainsi entourées d’un climat de méfiance depuis la Grèce antique. Plusieurs d’entre elles ont été déclarées illégales. Ainsi, la Pologne par exemple a choisi, dans sa constitution, d’interdire ces sociétés au même titre que les organisations politiques extrémistes.
Plusieurs sociétés secrètes profitent de leur principe de discrétion pour développer leurs activités criminelles (comme la Mafia) et politiques (comme le mouvement Know Nothing aux États-Unis).
De nombreuses sociétés d’étudiants établies sur des campus universitaires sont ou ont été considérées comme des sociétés secrètes, comme par exemple le Fat Hat Club (fondé en 1750) et le Phi Beta Kappa (fondé en 1776) du College of William and Mary à Williamsburg en Virginie. Le membre le plus célèbre du FHC est Thomas Jefferson. La société secrète d’étudiants la plus connue est la Skull and Bones, fondée en 1832 à l’université Yale.
Les sociétés secrètes ont été condamnées dans diverses encycliques et documents magistériels, dont In eminenti apostolatus specula, A quo die, Christianae Republicae salus, Inscrutabile, Mirari Vos, Arcanum Divinae, Providas, Ecclesiam a Jesu Christo, Traditi Humilitati, Quo Graviora, Qui Pluribus, Quibus Quantique, Multiplices inter, Humanum Genus et Vehementer nos.
Sociétés étudiantes
Etats-Unis d'Amérique:
- Skull and Bones (Yale)
- Scroll and Key (Yale)
- Book and Snake (Yale)
- Flat Hat Club ( College of William and Mary)
- Seven Society ( University of Virginia)
- Sphinx Head (Cornell)
- Fly Club (Harvard)
- Porcellian, nommés Argonauts dans le passé (Harvard)
Mexique:
- OFUS Sigma Mi (ITESM, Monterrey)
Angleterre:
- Cambridge Apostles ( University of Cambridge)
Suède:
- Juvenalorden ( Uppsala University)
Belgique:
- Ordre des Frères Macchabées de Belgique (Université Libre de Bruxelles)
- Ordre des Coquillards (Université Libre de Bruxelles)
- Ordre des Templiers (Université Libre de Bruxelles)
Pays-Bas:
- De Gong ( Radboud University Nijmegen)
Nigeria :
- National Association of Seadongs
- Buccanneers Association of Nigeria
Malaisie:
- Brethren of Datu Abdillah (Kolej DPAH Abdillah, Sarawak)
Confréries et sociétés ésotériques
- La Franc-maçonnerie
- La Rose-Croix
- Les Illuminati
- La Société Théosophique
- L'Aube dorée
- L'Ordre nouveau des Templiers opératifs
Sociétés secrètes à but politique
- Les Illuminati dits de Bavière (officiellement disparus mais soupçonnés d'exister encore)
- L'Ordre de la Bannière étoilée, dit Know Nothing
- Le carbonarisme
- La Société Thulé
- Les Chevaliers de la Foi
- Le Ku Klux Klan
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