Diable

 


Le Diable (latin : diabolus, du grecdiabolos) est l'esprit ou le principe du mal selon les religions du Livre. Dans la tradition chrétienne, il s'agit d'un ange déchu. Contrairement à une croyance populaire, il n'est pas l'opposé de Dieu, comme le dit Priscillien, car en tant qu'ange, il est et reste une des créatures de Dieu. Il représente la personnification du mal, personnification qui apparait au VIe siècle av. J.-C.. Son aspect varie entre l'homme et l'animal réel ou imaginaire (bouc, dragon, rapace, etc.), le plus souvent aux traits hideux et repoussants. Étymologie

Diable provient du grec diabolos (de diabolein = séparer) qui signifie calomniateur qui est l'inverse du grec symbolon : rapprochement.

Personnification du principe du mal

 

Il semble que la notion de division de puissance en une force du bien et une du mal soit relativement récente dans l’histoire des croyances. Dans les cultes plus primitifs, le bien et le mal sont tous deux issus de la même déité, puisque celle-ci était considérée comme contenant tout ce qui existe. La même déité était donc à la fois capable de bien et de mal. Un exemple en est donné par la déesse à tête de lionne de l’Égypte antique Sekhmet qui détruisit l’humanité (sur ordre de Rê) mais était aussi vénérée pour son pouvoir de protection et de guérison, ou encore Seth qui usurpa le trône à Osiris mais qui permettait aussi au soleil de se lever chaque matin en combattant Apophis. On peut aussi citer Loki, dieu scandinave qui tua vicieusement Balder, mais qui sauva le domaine des dieux Aesirs de la géante Skadi.

Dans les monothéismes primitifs, chaque clan ou tribus possédait son dieu avec tous ces attributs, cause du bien et du mal qui arrive aux hommes. Le polythéisme est considéré, dans cette argumentation, comme un rapprochement des divers clans, chacun possédant sa propre divinité. L’union du dieu mâle et d’un dieu femelle reflète l’union réussie et égalitaire de deux clans. Lorsque qu’au cours du rapprochement de deux clans une divinité en remplace une autre pacifiquement, elle est alors décrite comme ayant été engendrée par l’ancien dieu : elle est le fils ou la fille de ce dieu alors déchu et dont le culte devient secondaire.
Enfin, et c’est la que l’origine du principe du mal personnifié pourrait résider, lorsque un clan est belliqueusement conquis, la déité du clan conquis se voit attribuer tous les principes mauvais et était considérée par les conquérants comme la source de tout le mal et, par conséquent, devenait source de peur et de crainte. Un exemple de cette théorie est donné par l’évolution du culte de Seth (Setekh) dans l’Égypte antique au profit de celui d’Horus. Pour les peuples de haute Égypte, Seth était un dieu bienveillant, rôle occupé par Horus (et Osiris) en Basse Égypte. Lors de l’unification de la haute et de la basse Égypte, Horus et Seth devinrent, dans un premier temps, frères, et furent vénérés comme un dieu bifide Hâpy, puis, le temps aidant, Seth fut considéré comme inférieur à Horus pour finalement personnifier la source de tout mal, le Satan de l’ancienne Égypte. Seth fut fréquemment représenté comme un serpent noir, un porc noir ou encore par un homme aux cheveux roux (les mots rouges et désert - la haute Égypte où Seth était vénéré est désertique - sont très proches l’un de l’autre en hiéroglyphique égyptien).

Azazel

La plupart des religions précédant le christianisme intègrent un ou plusieurs dieux incarnant le mal. Contrairement à la vision chrétienne cependant, ces divinités ont généralement un double visage et parallèlement à leur dimension malveillante, sont l'objet d'un culte pour leurs aspects positifs. Elles ne sont en outre fréquemment la cause que d'une des facettes du mal et de ses manifestations.

L'existence d'une entité représentant la personnification du mal sous tous ses aspects et combinant les fonctions de maître de l'inframonde, destructeur du cosmos et responsable des pires aspects de l'humanité semble être apparue avec le christianisme. L'élaboration de cette figure originale emprunte néanmoins aux religions pratiquées au Moyen-Orient et aux influences desquelles les auteurs de la Bible furent soumis.

Mésopotamie

- La religion mésopotamienne est l'une des premières à représenter l'univers comme le champ de bataille de l'affrontement cosmique entre le bien et le mal. L'épopée de Gilgamesh, le plus ancien texte connu, marque déjà la première apparition d'un personnage diabolique dans la figure de Huwawa. Ce géant monstrueux garde la forêt de cèdres dans laquelle Gilgamesh veut couper le bois qui manque à son peuple. Gilgamesh occit le monstre mais n'en retire aucune gloire et se voit au contraire puni par Enlil, seigneur du ciel et roi des dieux. Huwawa au delà de ses aspects terrifiants (« son rugissement est comme celui d'une tempête, sa bouche est le feu et son souffle est la mort ») représente en effet une force naturelle au caractère sacré.

Perse

- Zarathoustra est à l'origine d'un bouleversement sans précédent dans la mythologie mésopotamienne puisqu'il remplace tous les dieux existant par deux entités, l'une bénéfique, Ahura Mazda, dieu de la lumière apportant l'ordre, l'autre Ahriman ou Angra Mainyu, présidant aux forces destructrices. Il crée ainsi la première religion dualiste en opposant deux puissances équivalentes et projetant une vision du monde en noir et blanc. Certains disciples de Zarathoustra réintroduiront certains des anciens dieux et suggéreront qu'Ahriman est subordonné à Ahura Mazda. Cette interprétation donne au dieu bienveillant le rôle de juge ultime qui laisse les démons tenter l'humanité et n'intervient qu'en dernier recours pour empêcher la victoire du mal. Cette notion de Jugement Dernier (religion) est une des composantes du christianisme.

- Ahriman est probablement le personnage ayant le plus influencé le diable chrétien. Véritable incarnation du mal, capable de rivaliser avec le dieu bienveillant, il est assisté par sept démons majeurs.

Égypte

Anubis, le seigneur de la nécropole

Le panthéon égyptien fournit deux divinités dont la contribution à ce qui va devenir le diable est significative. D'une part Anubis, qui règne sur le royaume des morts et porte des attributs que l'on retrouvera chez le démon chrétien : le caractère mi-homme, mi-bête ou la queue. D'autre part, Seth, dont l'une des formes est un serpent et qui pourrait avoir donné sa couleur rouge à Satan.

Canaan

- Le personnage de la religion cananéenne qui influencera le plus le démon chrétien est sans conteste Baal, dieu de la fertilité et fils du dieu El. La vision péjorative et négative que la Bible offre de Baal est probablement le reflet de l'opinion des juifs sur ce dieu d'une religion païenne mais il semble que pour ses adorateurs, Baal ait eu la dimension d'un sauveur dans son combat contre Mot, dieu de la mort et de la stérilité.

Grèce

Si la Grèce antique est le berceau de la raison, les philosophes grecs ont cependant eu une influence très relative sur la vision anthropomorphique que leurs contemporains, dans toutes les strates de la société, avaient des dieux et expliquaient encore par des travers très humains les vicissitudes de leur existence.

Haut-relief du dieu Pan (probablement un télamon), connu sous le nom de « satyre della Valle », découverte près du théâtre de Pompée, probablement de la fin de l'époque hellénistique

La mythologie grecque a profondément marqué la représentation du démon du Nouveau Testament, en particulier à travers Hermès (le messager des dieux est en effet également le dieu des voleurs et celui qui mène les morts dans l'inframonde) mais surtout son fils, Pan. Celui-ci transmettra en effet au diable cinq de ses traits de caractère les plus reconnaissables : les sabots, les cornes, le bouc, les pattes velues et l'odeur pestilentielle. Satan héritera en outre de sa dimension de personnification de l'érotisme. En particulier, sous l'influence d'Augustin d'Hippone qui voit dans la recherche effrenée de l'érotisme un obstacle à la vie de l'âme, les artistes se tourneront vers Pan comme source d'inspiration pour la représentation d'un démon qui en faisant paraître les séductions terrestres comme des absolus, détourne de la vie spirituelle.

Si la distinction entre le bien et le mal est parfois diffuse, de nombreuses déités présentant deux facettes, l'une bienveillante et l'autre malveillante, Hésiode affirme néanmoins que les mauvaises actions sont punies par les dieux qui confient aux Érinyes la tâche de tourmenter ceux qui vont contre les lois du cosmos. C'est avec Platon qu'apparaît une distinction plus claire entre l'aspiration au monde des idées et la tentation de céder aux besoins matériels (une opposition inspirée notamment par le combat de Zeus et Dionysos contre les Titans).

Rome

- Les chrétiens ont de plus été inspirés par les images des tombes étrusques qui dépeignaient des scènes d'horreur, des démons et des flammes... La mythologie étrusque s'est beaucoup inspirée de la mythologie grecque, et durant les premiers siècles de l'hégémonie chrétienne à Rome, elle a dû survivre en parallèle de religions polythéistes. Il paraît donc naturel que les chrétiens se soient inspirés, consciemment ou non, de ce qu'ils avaient sous les yeux, et surtout de ces dieux étrusques qui représentaient pour eux le paganisme, donc l'incarnation du mal.

- Le Charunétrusque, démon de la mort, est souvent représenté sur les fresques, les sarcophages, les urnes et les vases étrusques dès le IVe siècle av. J.-C., comme un monstre ricanant, hirsute, au nez crochu, aux dents de sanglier, pourvu d'un énorme maillet.

Apparition dans la Torah

Le dieu des Juifs est d'essence moniste, autant adoré pour sa bonté que redouté pour sa colère ; il est omnipotent et semble ne laisser aucune place à la concurrence. À l'opposé des croyances de leurs voisins, le peuple d'Israël ne cherche pas à imputer à des déités externes les événements qu'il ne peut comprendre mais considère plutôt qu'il est le responsable de son propre destin. Tout ce qui survient de mal est la conséquence de ses errances et du non respect de son alliance avec Yahvé qui le punit en conséquence. Je forme la lumière et je crée les ténèbres, je fais le bonheur et je crée le malheur : c'est moi, le SEIGNEUR, qui fais tout cela:Es 45.7 Cette vision, si elle semble correspondre à la mentalité d'un peuple tribal en guerre perpétuelle pour conquérir un territoire semble moins pertinente après que les Juifs aient vaincus leurs adversaires et commencé à se sédentariser. Les questions d'organisation sociale et de morale émergent alors et les livres des prophètes, rédigés à cette époque, font apparaître une préoccupation privilégiée pour les questions du bien et du mal. En marge de la théologie officielle, les croyances populaires subsistent et sont évoquées à de nombreuses reprises dans le deutéronome. Reproduisant des schémas déjà existant dans d'autres religions, une cour céleste commence à voir le jour, peuplée de messagers/serviteurs qui endosseront la responsabilité des calamités qui aurait autrement échu à Yahweh. Le monisme de principe est respecté mais on s'oriente de plus en plus vers un dualisme de facto. Si ces anges (malak Yahweh) ont initialement un rôle neutre et peuvent même apparaître comme la manifestation du dieu sous une forme visible par l'homme, ils prennent progressivement leur indépendance.

Le Psaume 82, préfigurant la descente aux enfers de Satan, indique : Dieu s'est dressé dans l'assemblée divine, au milieu des dieux, il juge : [...]Je le déclare, vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut, pourtant vous mourrez comme les hommes, vous tomberez tout comme les princes.

Le livre de Job

La notion d'assemblée divine connaît un développement particulier suite à l'exil et la réduction en esclavage à Babylone au VIe siècle av. J.-C.. Cette épreuve amène les Juifs à s'interroger sur leur statut de peuple élu. Certains aménagements semblent nécessaires afin que le dogme puisse répondre à l'incompréhension des Juifs qui peinent à accepter leurs propres péchés comme seule justification des fléaux qui s'abattent sur eux. Les auteurs bibliques sont donc amenés à élaborer une théodicée dont on retrouve la trace principalement dans le Livre de Job. Ce passage marque en effet la première apparition explicite de Satan.

Littéralement « adversaire » ou quelqu'un qui s'oppose, le personnage apparaît plusieurs fois dans l'Ancien Testament et peut-être traduit de différentes manières en fonction du contexte ; le Livre de Job est néanmoins la première apparition nominative, explicite (on ne parle plus de "serpent" par exemple) de celui-ci. Il y a apparaît comme un tourmenteur de l'humanité, personnifiée pour l'occasion par Job, un tourmenteur que Dieu ne laisse agir que dans les limites de ce que l'humanité peut supporter et pour rendre volontaire son choix de Dieu. En effet, Satan, soutient à Yavhé que la fidélité de Job n'est que le résultat des bontés qui lui ont été accordées et que si sa foi était mise à l'épreuve, sa loyauté ne durerait pas. Satan se voit donc accorder par Dieu la liberté de faire le mal dans le seul but de tester la sincérité de la foi de Job.

Alors le SEIGNEUR dit à l'Adversaire : « Soit! Il est en ton pouvoir ; respecte seulement sa vie » :Jb2.6 L'essentiel du texte du Livre de Job est constitué par le dialogue avec ses quatre amis au cours duquel Job exprime la détresse de l'humanité face à une adversité qu'elle ne parvient pas à s'expliquer. Cependant, malgré toutes les épreuves, Job ne renie pas son dieu : Sorti nu du ventre de ma mère, nu j'y retournerai. Le SEIGNEUR a donné, le SEIGNEUR a ôté : Que le nom du SEIGNEUR soit béni:Jb 1.21

Ce texte est fondamental dans la compréhension du personnage de Satan dans la tradition judéo-chrétienne. Si celui-ci n'a pas le statut d'égal de Dieu, il y est nominativement mis en scène avec une autonomie qui sera par la suite reprise et développée par la littérature apocryphe. Le Livre d'Hénoch en particulier décrit la corruption des anges gardiens, séduits par les « filles de la terre ». Cette littérature établit donc un lien entre le démon et la sexualité, ainsi qu'avec les femmes qui sera largement repris et amplifié au moyen-âge, bien que ces passages ne soient pas inclus dans le canon de l'Ancien Testament.

 

Le diable et la chrétienté

 

Détail d'un vitrail de la Sainte Chapelle

Le diable assume très rapidement une fonction qui dépasse le cadre théologique pour prendre une dimension politique. Les premières communautés chrétiennes doivent en effet lutter pour survivre et à l'instar du pouvoir romain qui leur prête les mœurs les plus choquantes, elles sont très tôt amenées à utiliser la figure du démon pour discréditer leurs adversaires. Le processus de diabolisation naît donc quasiment avec le christianisme. L'Empire romain, premier persécuteur est donc naturellement le premier à se voir qualifier de légion du démon. La pratique se généralise progressivement pour s'étendre au sein même de l'Église à tous ceux dont la vision ne coïncide pas avec celle que l'on souhaite promouvoir. Alors que le canon de la Bible n'est pas encore fixé et que les apôtres et leurs successeurs débattent encore de la nature de l'enseignement du christ, l'accusation d'hérésie est fréquente et sous-entend une inspiration démoniaque ; les errements des autres chrétiens ne pouvant s'expliquer que par l'intervention du « prince des menteurs ». Ainsi les gnostiques, les bogomils puis les cathares seront accusés de pratiquer des rites sataniques. Ces trois courants proposent une vision dualiste du christianisme dans laquelle le diable occupe une position clef puisqu'il est considéré comme le créateur et le maître du monde matériel dans lequel l'humanité se débat.

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Tête de diable sculptée (abbaye de Sénanque)

- Le personnage du diable devient donc rapidement un ciment de la chrétienté et une figure familière des croyants. Sa nature et ses pouvoirs sont encore cependant mal définis et si les théologiens débattent de ces questions, la masse des croyants conserve une vision très naïve du démon. Le Malin est généralement vu comme une figure humaine dégénérée plus que comme un monstre surnaturel, et les contes populaires qui le mettent en scène font de lui un adversaire sans grand pouvoirs et aisément trompé. Ses représentations sont d'ailleurs quasi inexistantes avant le VIe siècle et ne deviennent vraiment courantes et accessibles qu'avec les églises romanes dont la statuaire et les vitraux donnent corps au démon.


Alors que la chrétienté cherche à s'étendre au delà des frontières de l'ancien empire romain et est confrontée à de nombreuses et diverses croyances païennes, l'assimilation des divinités locales malfaisantes au diable permet de rendre la foi chrétienne compréhensible et acceptable. La notion de terrible puissance malveillante est plus aisée à comprendre que celle de péché originel, qui n'est que sa conséquence et qui est aussi retenue par les théologiens.

Plus tard, alors que l'Islam prend de l'ampleur et s'étend jusqu'en Europe, la menace prend naturellement les traits du démon. Les préparatifs de ces expéditions donnent lieu par ailleurs à des persécutions populaires contre les Juifs (diabolisés par la vindicte populaire car ils refusent de payer l'impôt levé spécialement pour la Croisade) ce qui suscite les protestations du Pape.

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Le Nouveau Testament et l'avènement du Prince des Ténèbres

 

L'illustration du Codex Gigas (XIIIe siècle) qui lui vaut le surnom de « bible du démon ».

À l'époque de la rédaction du Nouveau Testament, le canon de la Bible n'est pas fixé et la littérature apocryphe est largement répandue. Il n'est donc pas étonnant que l'on retrouve une influence de celle-ci dans les Évangiles et l'on peut considérer que ces écrits constituent une passerelle entre la vision du diable tel qu'il est présenté dans l'Ancien Testament et celle qui se dessine dans les premiers textes chrétiens. Une autre influence prépondérante est celle de Platon dont la distinction entre le corps (associé à la tentation, au péché et donc au démon) et l'esprit (l'âme, à l'origine de la vertu salvatrice) constitue l'une des caractéristiques distinctives les plus marquantes de la vision du bien et du mal dans les Évangiles.

Les apôtres semblent en outre convaincus de l'imminence de l'avènement du Royaume de Dieu et placent donc un accent particulier sur la purification de l'âme dans cette perspective. En particulier pour Paul, Satan apparaît dans ce contexte comme l'adversaire de l'humanité au sens de l'Ancien Testament, une approche que l'on retrouve surtout dans ses épîtres :

« Pour nous, frères, après avoir été quelque temps séparés de vous, de corps mais non de cœur, nous avons eu d'autant plus ardemment le vif désir de vous voir.
Aussi voulions-nous aller vers vous, du moins moi Paul, une et même deux fois; mais Satan nous en a empêchés. »

:Paul Thessaloniciens 2.17-18

Les évangiles synoptiques, dont les historiens estiment qu'ils furent écrits plus tardivement, font quant à eux une place prédominante à l'affrontement entre Jésus et le démon. Des premières confrontations dans le désert jusqu'à la bataille finale sur le mont Calvaire, ils se présentent comme le récit d'une bataille entre le bien et le mal, placés de ce fait quasiment sur un pied d'égalité. Jésus mène bataille pour le bien en exorcisant le démon, illustrant ainsi une représentation du monde terrestre aux mains de forces démoniaques responsables de tout le mal. C'est probablement dans Jean que ce dualisme est le plus marqué.

«  Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. »

:Jean 8.44

Le Nouveau Testament entretient cependant l'ambiguïté à propos de l'origine du mal, les propos de Jésus faisant régulièrement état du libre arbitre de l'homme qui doit prouver sa vertu en choisissant de renoncer au péché pour gagner sa place au paradis.

Apocalypse

 

Le livre des révélations, également attribué à Jean expose la vision la plus saisissante du diable, et on y trouve l'unique récit d'un affrontement cosmique de la Bible (chapitre 12). Le démon y prend l'aspect du monstre le plus effrayant :

« Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. »

Apocalypse 12.3

Le récit se poursuit avec le combat entre le diable et ses démons d'une part et les anges commandés par Michel d'autre part. Chose unique dans le Nouveau Testament, concentrant par ailleurs son attention sur l'aspect tentateur du démon et son rôle de corrupteur de la nature humaine, le monstre de l'apocalypse est responsable des catastrophes naturelles, à l'instar des déités pré-judaïques. La bête est vaincue, enchaînée en enfer pour mille ans :

« Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans.
Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduisît plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu'il soit délié pour un peu de temps.
[...]Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison.
Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre[…]
Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête et le faux prophète. Et ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles. »

Apocalypse 20.2-10

Le diable dans la tradition bretonne

Dans les légendes bretonnes, lors de la "nuit des merveilles" (nom breton de la nuit de Noël), les fidèles qui se rendent à l'église peuvent croiser le diable à chaque carrefour. Celui-ci, en échange de leur âme, pourra leur offrir bonheur et fortune.

Vision moderne

 

Affiche de propagande diabolisant Trotski

L'Église catholique contemporaine et le diable

  • Occulté mais pas renié
  • En vogue chez les fondamentalistes
  • Les prêtres catholiques qui pratiquent l'exorcisme ont toujours du travail.

Le diable et l'opinion publique

  • le diable comme symbole du mal
  • le diable : rebelle et challenger

Le diable et la psychanalyse

Au début du XXe siècle, Sigmund Freud apporte un nouvel éclairage à la figure du diable et tente la première approche scientifique des cas de "possession". En étudiant dans Une névrose démoniaque au XVIIe siècle un cas de supposée possession démoniaque en pleine chasse aux sorcières, il suggère que les accusations portées expriment en fait le refoulement des pulsions sexuelles que la morale de l'époque réprouve particulièrement. Cette interprétation s'inscrit dans le cadre de la théorie qu'il développe selon laquelle les névroses trouvent leur origine dans des désirs sexuels inassouvis.

Selon Freud, le diable représente en fait une figure patriarcale et incarne la peur et la défiance vis-à-vis du père, tandis que Dieu en représente l'affection et l'influence protectrice.

« Il y a là un processus psychique qui nous est bien connu, la décomposition d’une représentation impliquant opposition et ambivalence en deux contraires violemment contrastés (…). Le père serait par conséquent le modèle primitif et individuel aussi bien de Dieu que du Diable »

Dans ce cadre, la religion est vue comme une création psychique permettant à l'individu d'accepter le monde qui l'entoure ainsi que sa propre condition mortelle. Le démon est intégré à l'individu comme faisant partie de son inconscient, luttant à son insu contre sa propre volonté.

Jung conteste cette conception en affirmant la consubstantialité du bien et du mal, aussi indissociables que la lumière et l'ombre. Dieu et le diable ne se réduisent donc pas à des métaphores mais constituent des mythes.

Visions théologiques

 

Un angedéchu du Paradis, par Gustave Doré.

D'un point de vue théologique, le diable est considéré comme un ange révolté contre Dieu, déchu et précipité en enfer (sur terre), qui pousse les humains à faire le mal. Si certaines traditions considèrent que le mal vient aussi de Dieu, et que le diable n'est qu'un de ses aspects ou de ses agents, la plupart lui donnent une dimension autonome. Dans ce cas, selon certains, Dieu laisse dans une certaine mesure le champ libre au diable, tout en conservant la possibilité de le réenchaîner, alors que pour les Manichéens la lutte entre ces deux forces ne peut être arbitrée que par l'Homme.

La tradition judéo-chrétienne

La tradition judéo-chrétienne le présente comme la personne du mal, une personne vivante et non un symbole ou un principe. Esprit, on ne décrit pas son corps mais on parle abondamment de ce qui le caractérise : il est celui qui s'oppose à Dieu pour toujours.

Pour les Judéo-chrétiens, Dieu est Amour, Justice, le Chemin, la Vérité et la Vie. Le Diable est donc appelé le "Séducteur", "le Malin", "le Menteur", car étant opposé à la Vérité, à la Lumière (Dieu) il ne peut attirer à lui que par des manoeuvres, des tromperies. On l'appelle aussi "l'Homicide", car il s'oppose à la Vie (Jésus); "le Diviseur" car seul l'Amour peut unir: de même que l'ombre est l'absence de lumière, le mal n'est que l'absence de bien. On ne peut construire sur le mensonge et le Diable sera donc vaincu à la fin des temps.

Contrairement à Jung, les judéo-chrétiens ne pensent pas que comme l'ombre nait de la lumière, le Diable vienne de Dieu mais que le Diable a refusé de se faire éclairer, d'entrer dans la Lumière mais au contraire a voulu ériger son existence à part, comme l'égal de Dieu. Ce faisant, il s'est coupé de Dieu c'est-à-dire de tout Amour, Justice, Chemin, Vérité et Vie. Pour les Judéo-chrétiens, le Diable étant un esprit, son intelligence est très élevée et son péché est donc impardonnable car il savait ce qu'il faisait contrairement aux humains qui sont trompés, aveuglés par lui.

La tradition musulmane

Dans la tradition musulmane, Le diable appelé "chaytane" est alors l'opposé de dieu , car lorsque dieu a crée le premier être humain nommé Adam, il fut demandé a tous les anges de prier pour lui , Le diable qui se nommait précisément "Ibliss" refusa en prétendant que lui qui a été crée de feu prierai pour un être crée de terre c'est ainsi qu'il devint alors l'opposé de dieu, il eut la promesse d'être torturé à l'enfer pour l'éternité, ce dernier promis a son tour qu'avant d'y aller il entrainerait avec lui un bon nombre d'êtres vivants en les incitant à faire du mal, et c'est ainsi qu'il fut l'incarnation du mal dans le monde, mais avant, Adam vivait avec Eve au paradis on raconte que dieu leur avait accordé l'autorisation de toucher et d'avoir tous les biens du paradis excepté, un pommier qui leur été totalement interdit, c'était la seule condition et a partir de la les histoires deviennent différentes, mais la plus sure est celle qui dit que le diable ( Ibliss ) n'avait cessé d'inciter Adam à gouter aux pommes de cet arbre en lui promettant qu'une fois la chose faite il deviendra riche et aura le pouvoir absolu, Adam ne put résister et céda, c'est par ça qu'on explique la pomme d'Adam se trouvant sur le cou de chaque homme comme l'indique aussi d'ailleurs la périphrase "Le fruit défendu" et depuis Dieu annonça la guerre entre l'homme et le diable et fit descendre Adam, Eve ainsi que le diable sur la terre et au fur et à mesure que les religions apparaissaient le diable tenait sa promesse en détournant les gens vers le coté du mal.

 

 

Lucifer

Lucifer est le nom donné à plusieurs personnages mythologiques, et évoque le diable de la tradition chrétienne.

Un mythe du Moyen Âge, celui de la chute des anges rebelles, fait de Lucifer un ange qui fut déchu pour s'être rebellé contre Dieu. Ce mythe relate son désir de puissance et sa lutte contre les anges fidèles à Dieu, qui précédèrent sa déchéance.

Lucifer est aussi un personnage des mythologies romaine et grecque, dieu de lumière et de connaissance.

Le sens de son nom, « astre brillant », le lie étroitement à Vénus, l'étoile du matin.

Dans le texte du prophète Isaïe, il représente l’hybris, le « péché d'orgueil », et la volonté du roi de Babylone de s'élever au-dessus de sa condition d'homme pour dépasser Dieu.

Dans l'anthroposophie de Rudolf Steiner, Lucifer est l'une des deux entités, avec Ahriman, qui s'opposent à l'évolution de l'humanité. Il cherche à ce que les hommes fuient la terre et leurs responsabilités.

 

Statue de Lucifer dans la cathédrale St-Paul de Liège

 

La chute de Lucifer, illustration de Gustave Doré pour Le Paradis perdu de John Milton

Lucifer est le nom donné à plusieurs personnages mythologiques, et évoque le diable de la tradition chrétienne.

Origine et évolutions

Dans la Bible, une question de transcription

Lucifer signifie en latin « porteur (fere) de lumière (lux) ».

Il apparaît uniquement dans le Livre d'Isaïe (14.12, dans la Vulgate). Il s'agit du roi de Babylone, dont on chante la complainte (Esaie 14.4) : « Tu commenceras ce chant sur le roi de Babylone, et tu diras : Comment a fini le tyran, comment a fini l'oppression? »

C'est Saint Jérôme qui utilise le terme pour traduire l'hébreu HYLL (HYLYL dans l'un des manuscrits de la mer morte) dans la Vulgate.

HYLL vient de la racine HLL (« briller »). Les auteurs Brown, Driver et Briggs, ainsi que Koehler et Baumgartner le traduisent en shining one (« celle qui brille »), qu'ils traduisent par « étoile du matin ».

Dans la Septante, on lit ὁ ἑωσφόρος ὁ πρωὶ ἀνατέλλων, qui signifie « le porteur d'aurore, celui qui se lève le matin ».

Ostervald traduit le passage ainsi (Esaie 14.12) : « Comment es-tu tombé du ciel, astre brillant (Lucifer), fils de l'aurore ? Comment as-tu été abattu à terre, toi qui foulais les nations ? »

Le nom Lucifer a donc comme origine une erreur d'interprétation du texte, on parle alors du roi de Babylone, puissance terrestre qui veut s'élever plus haut que Dieu.Non pas d'un ange qui serait tombé du ciel.

Le Messie, une autre étoile du matin ?

Transposé dans la tradition du christianisme, Lucifer est le nom attribué dans les premiers temps du christianisme à Jésus.

Dans le Nouveau Testament, il y a une occurrence de φωσφόρος, « porteur de lumière », en 2 Pierre 1.19, qui a une consonance positive.

Dans l'Apocalypse 22.16, Jésus se décrit comme ὁ ἀστὴρ ὁ λαμπρὸς ὁ πρωϊνός, « l'étoile du matin ».

Comme le « lion », terme qui peut aussi bien s'appliquer au Messie qu'à Satan, l'étoile du matin est une parabole qui peut s'appliquer différemment.

Dans le Coran, la sourate 86 Al Tariq parle également de l'étoile du matin, et pourrait évoquer le Messie, Al Tariq signifiant à la fois l'étoile du matin et celui qui vient dans la nuit.

Dans les religions païennes

Chez les Romains, le dieu Lucifer (Phosphoros chez les Grecs) personnifiait la connaissance, à travers une figure qui mêlait des attributs d'Hermès et d'Apollon.

Lucifer est aussi utilisé dans la mythologie romaine pour désigner plusieurs déesses de la lumière comme Artémis, Aurore et Hécate.

Lucifer, celui qui apporte la clarté, les "lumières", la connaissance (et la révolte), a une parenté avec le titan Prométhée, qui a désobéi à Zeus et donné le feu aux hommes dans la mythologie grecque.

Évolution vers un personnage à part entière

Ce n'est qu'au Moyen Âge que ce nom désignera le plus grand et le plus brillant de tous les anges. Mais ce dernier, selon le mythe de la chute des anges rebelles, fut poussé par son orgueil à se rebeller contre Dieu, car il voulait briller plus que son créateur. Il devint alors Satan (l'« Adversaire »), roi des « démons » — qui sont les anges qui, avec lui, se sont révoltés et ont chuté — et ennemi de l'humanité et de Dieu.

Dans le satanisme

Dans le satanisme lucifer signifie l'air, l'est, la connaissance.

Vénus

Vénus est le troisième objet le plus brillant du ciel avec une magnitude apparente de -4,6, après le Soleil (-26,73) et la Lune (-12,6). Comme Vénus est sur une orbite plus petite que celle de la Terre, elle ne semble jamais loin du soleil. D'où son nom d'étoile du matin quand elle précède de peu le levée du Soleil.

William Smith’s Smaller Classical Dictionary note que Lucifer (Latin) et Phosphoros (Grec) sont deux épithètes donnés à la planète Vénus dans l'Antiquité, parmi d'autres désignations comme Hesperus, Vesperugo, Vesper, Noctifer et Nocturnus quand elle apparaît dans le ciel du soir plutôt que celui du matin, elle introduit alors l'obscurité plutôt que la lumière du jour.

Interprétations ésotériques

Il existe plusieurs visions métaphysiques de la figure de Lucifer (qui est le « porteur de la lumière », métaphoriquement « de la connaissance » et donc « de l'hybris ») : il peut être assimilé à Satan (qui est l'« adversaire », l'antithèse de Dieu) par certains alors que d'autres l'en distinguent.

Pour les premiers en effet, Lucifer reste un être créé par Dieu et donc ne peut en aucun cas être son opposé. Il ne peut donc, dans cette optique, être assimilé à la figure de Satan. Il est alors plutôt opposé à Michaël, chef des anges fidèles à Dieu.

Pour quelques uns de ceux qui partagent cette vision, c'est par une mauvaise interprétation de Isaïe 14.12 que Lucifer a été relié a Satan. Ce passage de la Bible parle effectivement de la chute de Lucifer et d'un « adversaire », et deux interprétations sont possibles à partir de là : soit le texte fait référence au roi qui règnait sur Babylone à l'époque, soit à Samaël qui descendit en Enfer (non déchu, il descendit par choix). Il est en outre à plusieurs reprises désigné, et par Jésus lui même, « le Seigneur de la Terre ».

 

En alchimie

L'alchimie assimile Lucifer au diable, non sous la forme populaire et maléfique, mais au contraire sous sa forme rédemptrice : il représente la Pierre brute, matière initiale de l'œuvre, qui, sous son aspect vil et repoussant, n'en demeure pas moins le pilier de toute l'Œuvre, car recelant en son sein la lumière à suivre, l'étoile que suivirent les mages pour parvenir à l'enfant philosophal.

Interprétation roumaine

En roumain, Luceafăr représente la planète Vénus (et Lucifer veut dire diable). Les paysans l'associent aussi à un certain nombre d'étoiles. Il y a aussi une allusion au géant Hypérion. Souvent le Luceafăr anime les démons, mais il ne représente pas le mal absolu ou le diable (Dracul en roumain).

Son origine étymologique vient du verbe luci et de l'adjectif luciu. Ce verbe ne se traduit pas en français, mais on peut l'approximer par « lustre » comme dans l'expression « cet objet a retrouvé son lustre d’antan ».

En langue courante, on dit cependant qu'un objet est lucios lorsque celui-ci est assez propre pour réfléchir la lumière ambiante. L'exemple type d'un tel objet est la carrosserie d'une belle voiture. Au contraire, « l'éclat du soleil » se dit strălucirea soarelui et en général strălucire veut dire « brillance ». Cependant la lune et le luceafăr ne font que luci, car ils émettent moins de lumière. stră provient du latin extra et est un élément de composition qui marque en roumain l'origine éloignée et l'ancienneté.

À ne pas confondre avec le verbe lumina qui veut dire « illuminer », « éclairer » ou « faire en sorte que la lumière se répande », par exemple en ouvrant la fenêtre comme dans s-a luminat camera qui veut dire « la chambre s'est éclaircie/illuminée ».

En roumain, plusieurs astres ont un nom qui commence par Luceafărul : Luceafărul-de-Dimineaţă (Vénus de Matin), Luceafărul-de-Seară (Vénus de Soir), Luceafărul-cel-Mare-de-Miezul-Nopţii (l'étoile Véga de la constellation de la Lyre, de nuit), etc.

Mihai Eminescu a écrit un poème avec ce nom qui est parmi les plus célèbres de ses œuvres. Une jeune femme, Catalina, tombe amoureuse de Luceafărul, étoile qui va se métamorphoser en prince pour la visiter dans ses songes. D'abord jugé d'une beauté "d'ange",trop froide puis d'une beauté de démon "trop brulante" par Catalina, il affirme alors son désir de devenir humain, cédant "pour une heure d'amour" son immortalité. Remontant le temps jusqu'au principe créateur de toute chose, il demande au démiurge de le délivrer de son statut d'immortel mais celui-ci refuse. Luceafărul retournant alors sur terre trouve Catalina dans les bras d'un serviteur de sa maison : Catalin, et déçu, invective la jeune femme avant d'affirmer son indifférence.

 

Iblis

Iblis , Iblîs ou Eblîs (arabe  : إبليس [ iblīs], du grec diabolos, « calomniateur ») est le nom d'un djinn particulier, un être créé de feu, qui refuse de se prosterner devant Adam sur l'injonction de Dieu lorsqu'Il l'eut façonné à partir de glaise .

 

 

Iblis dans le Coran

« Lorsque nous avons dit aux anges: 'Prosternez-vous devant Adam !' ils se prosternèrent, à l'exception d'Iblis qui refusa et qui s'enorgueillit : il était au nombre des incrédules. » — Coran (II ; 34)

Dieu ordonne donc à Iblis l'exil (« Descends de cet endroit » (en référence au jardin d'Éden)). À la demande d'Iblis, Dieu repousse le châtiment au jour du jugement dernier. Iblis lui annonce qu'il tentera les descendants de son ennemi Adam, afin d'éprouver leur foi. Dieu lui accorde cette requête, et promet l'Enfer à ceux qui écouteront ses conseils en se détournant de Dieu.

« [Iblis] dit : “ ô mon Seigneur, donne-moi donc un délai jusqu'au jour où ils (les gens) seront ressuscités”. [Allah] dit : tu es de ceux à qui ce délai est accordé, jusqu'au jour de l'instant connu” [d'Allah]. Il dit : “ô mon Seigneur, parce que Tu m'as induit en erreur, eh bien je leur enjoliverai la vie sur terre et les égarerai tous, à l'exception, parmi eux, de Tes serviteurs élus.” [Allah] dit : “ voici une voie droite [qui mène] vers Moi. Sur Mes serviteurs tu n'auras aucune autorité, excepté sur celui qui te suivra parmi les dévoyés. Et l'Enfer sera sûrement leur lieu de rendez-vous à tous. » — Coran (XV ; 37-44)

En islam, c'est Dieu lui-même qui est le maître des enfers, Iblis n'en est donc qu'un de ses habitants. Il est le premier agent du Mal. Iblis sera lui-même châtié le jour du jugement dernier, avec ceux qu'il aura entraîné avec lui.

Le Coran ne mentionne Iblis après cet épisode que sous le nom de Shaytan (Satan).

De la nature d'Iblis

La nature d'Iblis a fait l'objet d'une abondante littérature en islam. S'il est couramment admis qu'Iblis est le plus important des djinns, certains théologiens n'hésitent pas à défendre la thèse qu'il serait mi-ange, mi-djinn. En effet, si les djinns sont créés de "feu" et les anges de "lumière", pourquoi Dieu ordonne-t-il à Iblis de se prosterner devant Adam s'il n'est pas, initialement, un ange ? Parce-qu'en vérité Dieu a élevé Iblis au rang des anges : cela ne veut pas dire qu'Iblis est un ange, mais que Dieu l'a aimé comme il aime les anges.

Iblis n'étant pas le "maître du mal" mais son agent, il représente en islam la part du mal dans l'homme. Dieu a insufflé l'âme à la glaise pour en faire l'homme, et Iblis a tenté l'homme afin de lui insuffler sa part de mal.

« Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi-même. » — Coran (IV ; 79)

L'homme a donc la possibilité de choisir entre le bien et le mal ; il possède son libre arbitre du fait que son âme vient de Dieu et le mal en lui du Shaytan. Il possède alors la possibilité de lutter contre sa part de mal. Si le Shaytan est un "tentateur", un "diviseur", il est surtout présent en chaque homme, ce qui donne un sens au mot Jihad, la lutte contre le mal en soi.

Les noms d'Iblis dans l'islam

Le Coran donne de nombreux noms à Iblis :

Nom

En arabe

Traduction

Commentaires

Iblis

 

Le maître des démons

Ce nom propre serait une déformation du mot grecdiabolos[

Satan

شيْطان [ šaytān ]

L'adversaire

Le terme est utilisé comme un adjectif aussi souvent que comme un nom propre (dans ce dernier cas il est précédé de l'article).

djinn

جنّ [ jinn ]

Génie, démon, djinn

Les djinns sont des esprits tantôt favorables tantôt maléfiques et, dans ces derniers cas, ils sont nommé satans.

Ifrit

عفريت [` ifrīt ]

Esprit rebelle, rebelle

Cf. le Coran XXVII, 39.

Le Tentateur

الوَسْوَاس [ al-waswās ]

Le tentateur, celui qui murmure

Cf. le Coran CXIV, 4.

Celui qui s’esquive

الخَنَّاس [ al-ḫannās ]

Celui qui s'esquive discrètement

Cf. le Coran CXIV, 4.

Taghout

طاغوت [ tāġūt ]

Idole, faux dieu, tyran, personnage tyrannique

Défini par les érudits de l'islam comme étant tout ce qui est satisfait de se faire vouer un culte en dehors d'Allah, comme la sorcellerie (Cf. le Coran V, 60).

L’Ennemi

Al ’adû

L'ennemi

 

Le Lapidé

Al-Rajîm

Le lapidé

Voir la signification de la lapidation de Satan dans le pèlerinage de la Mecque (Hajj).

Anecdotes

  • Une anecdote dit qu'un homme demanda à un érudit comment Iblis, créé de feu, pourrait être châtié par le feu. L'érudit le gifla et lui demanda : « as-tu eu mal ? » Il répondit que oui, après quoi l'érudit dit : « ma main est faite de peau tout comme ta joue, si Dieu le veut le feu châtiera le diable. »

 

Méphistophélès

Méphistophélès sculpté par Mark Antokolski

Dans la légende de Faust, Méphistophélès est l’incarnation du diable. Les racines sont probablement à chercher du coté du latin mephiticus et mephitis exhalation pestilentielle .

Méphistophélès dans la culture populaire

  • Le groupe de Death MétalDeicide a appelé une des chansons de leur premier album Mephistopheles, dans laquelle Glen Benton hurle « Satan! Take me Mephistopheles! ».
  • Le groupe de Black MetalDimmu Borgir a appelé une de ses chansons the Maelstrom Mephisto dans l'album Puritanical Euphoric Misanthropia
  • Le groupe de Power MetalKamelot a appelé sur une de ses chanson March of Mephisto, sur l'album Black Halo
  • Un dérivé de ce nom « Mephiston », a été repris dans le jeu de plateau Warhammer 40.000.
  • Dans le jeu vidéo Diablo 2, un des derniers boss se nomme Méphisto.
  • Dans la seconde extension de Neverwinter Nights, le diable que l'on combat est Mephistopheles.
  • Dans le jeu de rôles Donjons et Dragons, Méphistophélès est l'Archiduc régnant sur Cania, le huitième des Neuf Enfers de Baator.
  • Dans le jeu FPSTimeSplitters 2, Méphistophélès est un boss géant dans la mission de Notre-Dame de Paris mais également un personnage jouable en multijoueur. Il est décrit comme un monstre venant d'un monde parallèle.
  • Dans le film Cadavre Exquis première édition, Méphistophélès prend l'apparence de différents personnages afin de troubler Roxy, un chanteur glam-rock sur le déclin qui a signé un pacte avec le Diable.
  • Dans le film Ghost Rider, Méphistophélès (ou Méphisto) est le nom du diable.
  • Le groupe Radiohead parle de Méphistophélès dans le titre Videotape de l'album In Rainbows.
  • Dans l'Univers Marvel, Mephisto est une entité -distincte du diable biblique (mais souvent confondue par les gens avec lui)- régnant sur une dimension rappelant les enfers (pour alimenter la confusion) et qui collectionne les âmes, convoitant en particulier celle du Surfer d'Argent.
  • Dans South Park, Mephisto est le nom du savant qui habite sur la colline de la ville.

Goethe

Le Méphisto de Goethe est l’incarnation de la négation : « Je suis l’esprit qui toujours nie; et c’est avec justice: car tout ce qui existe est digne d’être détruit, il serait donc mieux que rien n’existât. Ainsi, tout ce que vous nommez péché, destruction, bref, ce qu’on entend par mal, voilà mon élément. » Le Méphistopheles de FAUST est également l'incarnation de l'intelligence dénuée de morale chrétienne à replacer à l'époque de Goethe: ""Un bon vivant qui philosophe est comme un animal qu'un lutin fait tourner en rond autour d'une lande aride tandis qu'un beau pâturage vert s'étend à l'entour" Méphistopheles parlant à FAUST".

Démon (esprit)

Un démon est un esprit, généralement mauvais, qui peut manipuler les sentiments ou le comportement des êtres vivants.

 

Civilisations primitives

Dans les anciennes croyances, les démons sont des esprits « malins », c'est-à-dire qui agissent avec malignité, dans le but de nuire. Ce sont des forces obscures, des puissances secrètes et personnifiées que l'iconographie représente en général de la façon la plus immédiatement compréhensible par l'imagination populaire dans une culture donnée.

Mésopotamie

La variété presque infinie des démons en Mésopotamie est à la mesure de l'imaginaire local. Les créatures démoniaques, agents ou simples vecteurs du Mal ont souvent été créés par les dieux, voire sont issus d'eux, en particulier du couple An (Le Ciel) et Ki ( la Terre ), ce qui souligne leur proximité avec les forces élémentaires. Certains sont à mi-chemin entre les génies malfaisants et de véritables divinités comme Lamastu, fille d'Anu, Pazuzu, fils du dieu infernal Hanbu, Sulak ou encore Namtar, autre personnage divin des Enfers, fils d'Enlil. D'abord conçus comme les exécuteurs des châtiments décrétés par les dieux, qui se manifestent souvent par des atteintes physiques, les démons deviennent au 1er millénaire des entités maléfiques pratiquement autonomes émanant du monde infernal où ils cherchent à entraîner leurs victimes. La "possession démoniaque" entraîne des maux physiques et moraux qui excluent de la société humaine ceux qui en sont atteints. Les démons touchent leur victime par contact ou par une véritable "saisie" et sont souvent évoqués sous la forme d'un souffle ou d'un venin; ils sont invisibles mais parfois entourés d'un halo. Leur corps est sale, impur et répand de mauvaises odeurs. Ils se glissent sans être vus dans les habitations et presque aucun obstacle matériel ne peut les arrêter. Tous les démons voient leur pouvoir néfastes particulièrement renforcés dans les lieux et les moments les moins bien contrôlés par l'homme: désert, ruines, endroits obscurs en général, nuit. Ainsi le démon allulaya, la courtilière, agresse sur la route le voyageur nocturne. Certains démons sont pourvus d'une véritable personnalité, mais la majorité sont plutôt des désignations génériques et oeuvrent par groupe de sept (heptade).

Antiquité

Les démons tels qu'ils apparaissent dans la littérature grecque depuis Hésiode sont des êtres intermédiaires entre l'homme et la divinité, personnifiant tantôt les vertus morales, tantôt les forces de la nature. Ils aident les dieux à organiser le monde et à faire respecter l'ordre moral. Le mot sert aussi bien à désigner l'être responsable de la destinée d'un être humain, que le génie spécifique d'une cité, d'un lieu, ou d'une famille. Il correspond au genius des latins. Ainsi, Socrate, selon Le Banquet de Platon, considérait être inspiré par un démon particulier.

Christianisme

Les ecclésiastiques lui ont donné le sens d'ange déchu, d'esprit du mal ou de diable.

Finalement, il n'y a guère de différence entre le « daïmon » d'un individu et son ange tutélaire. Les gnostiques distinguaient deux catégories de démons : les agatho-démons, des esprits bienfaisants, et les caco-démons, les esprits malfaisants. Pour certains gnostiques et kabbalistes chaque homme aurait même un bon et un mauvais démon qui l'accompagneraient durant toute son existence.

Le christian lisme antique et médiéval les présente comme invisibles, mais certains hommes d'Église et saints sont supposés en avoir vu (saint Venant, Guibert de Nogent, Raoul Glaber), ou avoir lutté avec eux (le saint Curé d'Ars). Des conciles, comme celui de Braga, ont traité des démons. Leur prince est Belzébuth, lieutenant de Satan, parfois représenté dans l'iconographie par des artistes avec divers attributs effrayants : couronne de feu, ailes de chauve-souris, cornes, pattes de bouc et queue de lion.

D'après le «,mythe de la Chute des anges rebelles,», les démons passent pour être les anges rebelles, soit les créatures jadis célestes qui furent partisanes de Lucifer pendant la lutte de ce dernier contre son homologue saint Michel – lutte à l'issue de laquelle Lucifer et ses anges ont été vaincus et ont chuté en enfer. Dans la théologie catholique, les démons sont avant tout des esprits fait par Dieu pour être des anges, mais qui se sont détournés de leur Créateur à la suite de Lucifer (le porteur de lumière), sans doute pour devenir eux-même objet d'adoration.

Une « science » porte sur eux : la démonologie, qui tient lieu d'équivalent infernal de l'angéologie. Mais la démonologie prétend élargir son champ d'étude à l'univers des sciences « maudites », occultes.

Mythologie démoniaque

Catégories de démons

Certaines mythologies établissent des distinctions entre différentes sortes de démons.

Mythologie chrétienne

  • Les succubes sont des démons femelles venant séduire les hommes dans leur sommeil pour s'unir charnellement à eux. Selon la kabbale, Lilith est leur reine ; première femme d'Adam, elle aurait eu des enfants de lui, bien qu'étant supposée avoir refusé les rapports sexuels classifiés par le terme "position du missionnaire". Elle avait autour d'elle 180 000 succubes.
  • Les incubes sont des démons mâles venant séduire les femmes dans leur sommeil pour s'unir charnellement à elles. Merlin était, selon une légende chrétienne, fils du Diable.
  • Les princes de l'enfer sont les démons supérieurs, les diables. Il en existe quatre :
    • Satan représente l'opposition à Dieu. Il est symbolisé par le feu et le sud.
    • Lucifer (« porteur de lumière », en latin) représente le désir de connaissance. Il est symbolisé par l'air, l'étoile du matin et l'est.
    • Bélial (« seigneur du vent », en hébreu), représente l'indépendance. Il est symbolisé par la terre et le nord.
    • Léviathan est le serpent des profondeurs. Il est symbolisé par l'eau et l'ouest.

Noms de démons

Les différentes civilisations humaines ont souvent attribué des noms à leurs démons. La plupart étaient à l'origine des dieux, notamment ceux dont le rôle se rapportait à la fécondité ou à la sagesse, qui furent par la suite considérés comme des diables.

Commençant par A

  • Abaddon - (Hébreux) Le destructeur.
  • Abrahel - Succube décrit par Nicolas Rémy
  • Adramelech - Démon sumérien.
  • Aguares - Donne des dignités enseigne toutes les langues, fait danser les esprits de la terre
  • Ahpuck - Démon maya.
  • Ahriman - Démon mazdéen..
  • Alastor - Grand bourreau infernal..
  • Alocer - Enseigne les secrets de l’astronomie et des arts libéraux.
  • Amduscias - Lorsqu’on le lui commande, Amduscias donne des concerts « mais on entend, sans rien voir, le son des trompettes et des autres instruments de musique ».
  • Apollyon - Synonyme Grec pour Satan, le démon des voûtes.
  • Asmodée - Démon Hébreu de la sensualité et de la luxure, à l'origine « créature de jugement ». Surintendant des Enfers, des Maisons de jeu, Asmodée sème dissipation et erreur. Certains en font l’ancien serpent qui séduisit Eve. Asmodée apprend aux hommes à se rendre invisibles, leur enseigne la géométrie, l’arithmétique, l’astronomie et les arts mécaniques. Il connaît les trésors cachés.
  • Astaroth - Déesse phénicienne de la lascivité, équivalent du Babylonien Ishtar.
  • Assur - Dieu sémite adoré par les Assyriens (d'où leur nom).
  • Azazel - (Hébreu) Homme qui conservait les armes de guerre

Commençant par B

  • Baalberith - Seigneur (Baal, seigneur) Cananéen de la justice et des traités équitables.
  • Bahamut - Dans la mythologie arabe, Bahamut est un poisson (ou serpent selon les versions) géant, surmonté d'un taureau
  • Baël - Il gouverne la partie orientale. Il donne la ruse à ceux qui l’invoquent et leur apprend à être invisibles.
  • Balaam - Démon Hébreu de l'avarice et de la cupidité.
  • Baphomet - Dieu de la fertilité et de la fécondité (masculine essentiellement), prétendument adoré par les templiers. (accusation portée par ceux qui voulaient la fin des Templiers).
  • Barbatos - Démon des sous-bois et des petites forêts... On l'invoque pour connaître l'avenir.
  • Bast - (Bastet) Déesse Egyptienne des plaisirs et de la fécondité, représentée par le chat.
  • Bélial - démon adulé dans la ville de Sodom, il fut enfermé avec ses légions dans une bouteille par le roi Salomon, Il est également le patron des Incubes (démon masculins d'une beauté incomparable et qui attirent les mortel et consument leurs âmes lors du péché de chair). Il règne sur l’Orient. Ce roi de l’Enfer, à l’aspect extérieur séduisant et au maintien gracieux, passe pour l’ « Esprit le plus dissolu, le plus crapuleux, le plus vicieux ». Il fut créé juste après Lucifer et poussa la plupart des anges à la révolte. Il procure dignités et faveurs, fait vivre les mais en bonne intelligence, donne d’habiles serviteurs et secoure ceux qui se soumettent à lui.
  • Belphégor - Démon des découvertes et des inventions. Il prend souvent un corps de jeune femme et distribue des richesses. Ce démon à toujours la bouche ouverte.
  • Belzébuth - (Hébreu, beel seigneur) Seigneur des Mouches, avec pour symbole le scarabée.
  • Béhémoth - Personnification hébraïque de Satan sous forme d'un éléphant. Il gouverne la gourmandise et les plaisirs de la chaire. Démon lourd et stupide, il est aux enfers grand sommelier et grand Echanson.
  • Beherit - Nom syrien pour Satan.
  • Bile - Dieu Celtique des enfers.
  • Bartiméus
  • Byleth - Particulièrement enragé et désobéissant, il intervient dans les exorcismes. Celui qui parvient à le soumettre acquerra une grande puissance.

Commençant par C

  • Chemosh - (Semous) Dieu Moabites représenté par un singe.
  • Cimeries - Chevauche un cheval noir, dieu régissant l'Afrique.
  • Curson - ou Pursan Ce démon connaît parfaitement le présent, le passé et l’avenir ; il découvre les choses enfouies, comme les trésors.
  • Coyote - Démon aucun droit en enfer, chassé pour se retrouver à errer entre le monde des morts et des vivants.

Commençant par D

  • Dagon - Démon Philistin de la vengeance et de la mer.
  • Damballa - Dieu serpent vaudou.
  • Demogorgon - Nom grec du diable.
  • Diabolus -(Grec) Signifie « coule vers le bas ».autrement appelé diable, il est l'empereur des enfer et le plus puissant des 4 princes des enfers
  • Dracula - (Drak, seigneur, dragon) : surnom donné au seigneur Vlad Tepes.

Commençant par E

  • Emma-O - Souverain Japonais de l'enfer.
  • Euronymous - Prince grec de la mort.
  • Eurynome - Prince de la mort pour certains, a les dents grandes et longues, « un corps effroyable tout rempli de plaies, et pour vêtements une peau de renard.
  • Eris - Déesse grecque du Chaos
  • Erlik - gardien des enfers chez les mongoles
  • Ersulie - Esprits féminins retrouvées dans le Vaudou. Elles apportent la chance a ceux qui les invoquent

Commençant par F

  • Fenrir - (Norrois) Loup fils du dieu Loki, qui dévora la main de Tyr et qui participera au Ragnarök, le crépuscule des dieux.

Commençant par G

  • Gorgo - Abréviation, de Demogorgon.
  • Gobi no houkou - Démon a 5 queue de la mythologie japonaise

Commençant par H

  • Haborym - Synonyme Hébreu pour Satan.
  • Hécate - Déesse grecque de la sorcellerie et des maléfices.
  • Hel (Hela) - Déesse scandinave de l'enfer. (donna son nom au mot anglais hell et a la ville d'Helsinki)
  • Hadès dieux des enfers

Commençant par I

  • Iblis - Djinn déchu qui refusa de se prosterner devant Adam chez les musulmans

Commençant par K

Commençant par L

  • Léviathan - démon marin roi des océans , il est l'un des 4 princes des enfers. Il est le grand menteur responsable de nombre de possessions.
  • Lilith ou Lilitu - Démon femelle Hébraïque, première femme d'Adam. Elle fut condamnée par Dieu à voir ses enfants mourir, après qu'elle eût trahi Adam avec un démon. Elle est la patronne des succubes (démon féminin qui dévore l'âme des mortel lors du péché de chair).
  • Loki - Dieu nordique, un des Ases fils d'Odin
  • Lucifer - Le Porteur de Lumière Ange préféré de dieu parmi tous avant sa chute ,il est l'un des 4 princes des enfers. Lucifer qui passe pour être plus puissant encore que Satan. Il est le grand justicier de l’enfer. Quand on l’invoque, il apparaît sous la forme d’un bel enfant. Il joue des tours.
  • Lucifuge ou Lucifuge Rofocal - Démon hébraïque.

Commençant par M

  • Malphas - Président des enfers
  • Mammon - Dieu araméen de la richesse et du profit.
  • Mania - Déesse Etrusque de l'enfer.
  • Mantus - Dieu Etrusque de l'enfer.
  • Marduk - Dieu de la ville de Babylone.
  • Mastema - Synonyme Hébreu pour Satan.
  • Méphistophélès - (Grec) Celui qui fuit la lumière. Démon dans Faust. Il calomnie et lutte contre les vertus ; il passe pour être le plus redoutable, après Satan. Meneur de l’Enfer.
  • Metztli - Déesse aztèque de la nuit.
  • Mictian - Dieu aztèque de la mort.
  • Milcom - Diable Ammonite.
  • Moloch - Démon phénicien et Canaanite.
  • Mormo - (Grec) Roi des Goules, consort d'Hécate.

Commençant par N

  • Naamah - Démon femelle hébraïque de la séduction.
  • Nergal - Dieu babylonien de l'Hadès.
  • Nihasa - Démon Amérindien.
  • Nija - Dieu polonais du monde souterrain.

Commençant par O

  • O-Yama - Nom japonais pour Satan.

Commençant par P

  • Pan - Dieu grec de la luxure.
  • Paymon - commande à deux cent légions ; quand il apparaît aux exorcistes, c’est sous la forme d’un homme chevauchant un dromadaire, couronné d’un diadème étincelant de pierreries avec un visage de femme.
  • Phoenix - Marquis infernal, commandant vingt légions. Ce démon connait tous à propos des sciences et de la poésie.
  • Pluton (Hadès) - Dieu grec du monde souterrain.
  • Pursan - ou Curson Ce démon connaît parfaitement le présent, le passé et l’avenir ; il découvre les choses enfouies, comme les trésors.
  • Pwcca - Nom gallois pour Satan.

Commençant par R

  • Rimmon - Démon syrien adoré à Damas.
  • Rukkia - Prince du mal régnant sur l'enfer.

Commençant par S

  • Sabazios - Dieu phrygien des fêtes et du plaisir.
  • Sammael - (Hébreu) « venin de Dieu ».
  • Satan- démon très puissant qui entraina dans sa chute bon nombre d'anges, il est l'un des 4 princes des enfers.
  • Samnu - Démon d'Asie Centrale.
  • Sedit - Démon Amérindien.
  • Sekhmet - Déesse Egyptienne de la vengeance.
  • Sheitan - Nom arabe pour Satan.
  • Supay - Dieu inca du monde souterrain.

Commençant par T

  • T'an-mo - Contrepartie chinoise du diable.
  • Tchort - Nom russe pour Satan, « dieu noir ».
  • Tezcatlipoca - Dieu aztèque des enfers.
  • Thamuz - Dieu sumérien.
  • Tunrida - Démon femelle Scandinave.
  • Typhon - Personnification grecque de Satan.

Commençant par U

  • Utukku - Démon dans la mythologie mésopotamienne et akkadienne

Commençant par V

  • Valefor - Duc infernal des voleurs
  • Vapula -
  • Vassago - Prince des Enfers régnant sur 26 légions de démons

Commençant par Y

  • Yaotzin - Dieu aztèque de l'enfer.
  • Yen-lo-wang - Souverain chinois de l'enfer.

Commençant par Z

  • Zapan - Selon les versions, l'Enfer serait dirigé, entre autres, par 4 ou 7 cardinaux, dont Zapan ferait partie.
  • Zillah - Enfant de Caïn, elle fut son premier amour.